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    Le point sur la semaine est fait, et les 2 portefeuilles virtuels (Action/Dérivés) sont comparé au CAC40 et au LivretA. Un graphique vous montre l'évolution comparée dans le temps, vous permettant d'apréhender les risques pris dans chaque cas.
    Une lettre présentant un portefeuille "Hedge", et diffusée exclusivement par newsletter (inscription en bas à gauche) à partir du 1/11/2008.
- le dimanche, un thème est expliqué. Retrouvez les dans la catégorie "Formation"


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  • : gigi
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  • : 01/01/1970
  • : Economie Argent Finance Bourse CAC40
  • : Travaillant dans la technique, mais comprenant bien que le futur de mon métier est en Chine via des délocalisations permanentes, il est indispensable de se former à la finance pour survivre. Quand tous nos ingénieurs auront disparus pour raison d

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Jeudi 19 février 2009
La société AXA vient de publier ce matin ses résultats annuels.

Après un début de cotation stable, le titre s'est effondré en journée, pour perdre 9,14% et terminer à 10.145€.
Par rapport aux attentes, le groupe est en ligne (fourchette haute) sur ce qui avait été annoncé pour le résultat opérationnel (en baisse de 17% sur 2007, à 4044millions).
Le résultat net est en forte baisse, à 923 millions d'euros (comparable à 2003 !). En excluant les impacts "non économiques" de mise en valeur de marché, le résultat net serait de 2796 millions.
Le dividende proposé est de 0,4€/action détaché le 7 mai, et payable le 12 mai 2009, s'il est approuvé en AG du 30 avril 2009.

milliers EUR 12.03 12.04 12.05 12.06 12.07 12.08 2009e 2010e
Primes emises brutes 67 306k 62 152k 65 995k 72 099k 86 857k      
Produit net bancaire   386 000 428 000 376 000 336 000 412 000    
Produits financiers nets des charges
(hors coût d'endettement net)
26 935k 28 367k 33 306k 33 076k 25 891k      
Produits des activités ordinaires 93 921k 95 292k 104 493k 111 376k 118 913k      
Résultat opérationnel 2 587k 6 553k 6 653k 8 241k 8 152k      
Charges de financement 844 000 583 000 602 000 474 000 471 000      
Quote part resultats des Sociétés
Mises en Equivalence
41 000 55 000 21 000 34 000 13 000      
RN des activités abandonnées         480 000      
Résultat net 1 248k 4 211k 4 662k 5 758k 6 391k      
Résultat net (part du groupe) 1 005k 3 738k 4 174k 5 085k 5 666k 923k    
Fonds propres (actif net/action)         21.8 17.9 20.0 20.8
BNPA         2.73 0.44 2.03 2.35
Dividende         1.19 0.40 0.84 0.97
                 
Le nombre d'action est actuellement de 2 089 560 100, permettant de ramener les fonds propres (45.6 milliards en 2007, et 37.4 milliards en 2008) par action dans le tableau.

L'action cote largement sous ses fonds propres. Le rendement est de 4% avec un cours de 10€. En prenant les pires des chiffres publiés, on retrouve le résultat net de 2003, lorsque l'action cotait entre 15€ et 20€. A l'époque, Winterthur n'était pas encore intégré (opération faite en 2006). Un premier objectif de valorisation à hauteur des fonds propres me semble quand même un strict minimum, soit 18€. Le potentiel de hausse est de 80%, justifiant un conseil d'achat fort.



Note: Flash back: le 5 mars 2008, j'avais analysé le titre (cf article), en donnant un avis positif (objectif 40€), alors que l'action cotait 21€ et me semblait sous-cotée. La suite m'a montré que je m'étais trompé puisqu'elle a dévissé (en fait, en relatif, elle a fait la performance du CAC40).

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Par gigi - Publié dans : Valeurs - Communauté : Bourse Paris
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Mercredi 18 février 2009
Souvenez vous. Nous étions en 2005, et l'Etat avait décidé d'introduire EDF sur les marchés financiers. A l'époque, on parlait de dérégulation du marché de l'énergie (théorie depuis 2004, mais pas encore vraiment effectif si on regarde les souscription à des distributeurs concurents). Le prix d'introduction devait être compris entre 28,50 Euros et 33,10 Euros pour les particuliers, (29.5€ à 34.1€  pour les institutionnels), et surtout un gage de réussite boursière de l'introduction, l'action étant directement propulsée au sein du CAC40... En effet, ceci a pour effet de "forcer la main" aux institutionnels qui répliquent l'indice d'acheter de l'EDF !

Son cours d' introduction à 32€ de la fin 2005 a séduit à l'époque 4,85 millions de petits porteurs. Ceux-ci ont d'abord été décu, car le cours a vite basculé sous le niveau d'introduction (on a alors tout entendu à l'époque !! voir l'article de LCI), pour ensuite avoir un parcours incroyable: Le cours a presque tripé pour avoisiner les 90€ fin 2007, avant de revenir à son cours d'introduction !

Le 1ier mai 2008, j'avais publié un article sur cette valeur qui valait alors 67€ (voir ici), avec un avis négatif sur le titre, et viser un objectif à 45€ pour un CAC40 à 5000 points. Le BNPA était alors estimé à 3.08€ pour 2009.  Il est maintenant réajusté à 2.69€, et les analystes voient un objectif de cours à ... 50€ ! (consensus FactSet)



En absolu, le cours actuel est une opportunité d'achat (jusque 36€, donnant alors une marge de progression de 20% pour viser 45€). En relatif, c'est bien différent. Le CAC40 étant passé de 5000 à 3000 environ, il faudrait réajuster le prix visé, et en conséquence, ce serait encore un conseil de vente.
En résumé, il y a donc toujours mieux à faire ailleurs, mais le prix actuel n'est plus une mauvaise affaire en absolu...


A titre de comparaison, voici les chiffres publié en mai dernier:
Consensus et ratios (le 1 mai 2008) Réalisé 2007 Estimation 2008 Estimation 2009
 Bénéfice Net par Action 2.68 EUR 2.75 EUR 3.08 EUR
 Dividende par action 1.28 EUR 1.36 EUR 1.54 EUR
 Rendement 1.90 % 2.02 % 2.29 %
 PER (Cours : 67.20€) 25.07 24.43 21.82

... et voici les nouveau chiffres, presque un an plus tard:
Consensus et ratios (le 17février 2009) Réalisé 2008 Estimation 2009 Estimation 2010
 Bénéfice Net par Action 2.44 EUR 2.69 EUR 3.12 EUR
 Dividende par action 1.29 EUR 1.38 EUR 1.57 EUR
 Rendement 4.14% 4.43% 5.04%
 PER (Cours : 31.17€) 12.77 11.59  9.99
On remarquera que l'estimation pour 2008 n'était pas si mauvaise que cela, et que l'estimation pour 2009 a été repoussée pour 2010, ce qui justifie un avis équivalent actuellement à celui donné l'an passé.

Ces informations ne constituent qu'une aide à la décision. Nous dégageons toute  responsabilité, tant directe qu'indirecte, quand à l'utilisation de ces informations. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Par gigi - Publié dans : Valeurs - Communauté : Bourse Paris
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Mardi 17 février 2009

En début d'année dernière, on a parlé de 5 milliards de pertes attribuées à Kerviel, pour le compte de son eployeur, la Société Générale... Il y a 3 mois, on a parlé de l'affaire Madoff, avec ses fonds ayant fait perdre 50 milliards aux souscripteurs... Voici une nouvelle affaire ce soir, dont on va parler sans doute prochainement dans les médias, l'affaire Robert Allen Stanford, qui aurait escroqué de 8 milliards ses souscripteurs ! Alors qu'on croyait le reccord de Kerviel loin d'être atteint pour longtemps, voici donc presque coup sur coup, 2 affaires d'un montant supérieur, plaçant la perte gigantesque de Kerviel seulement numéro 3... déjà !

Cette affaire semble ressembler à l'affaire Madoff, avec une promesse de rendements mirifiques. M. Stanford, ou "Sir Allen" a du soucis à se faire. Et cette fois, c'est la SEC qui a détecté la fraude. Il y a du mieux dans le monde de la finance: les instances de surveillance semblent maintenant regarder les fonds de plus près !



A ce sujet, je ne résiste pas à écrire un complément à mon article sur les retraites) :

Vous avez tous lu ou entendu parler de Madoff et de ses fonds... Il s'agissait d'une pyramide de Ponzi, mais dans l'ensemble, le système ressemble fort à notre retraite par répartition.

 

Pourquoi ?

1/ On cotise à fonds perdu dans les 2 cas

- Pour Madoff, les gens pensaient "épargner" et avoir un rendement de 8%, mais en fait l'épargne servait à financer le rendement des anciens souscripteur. Il s'agit donc d'un transfert de fonds immédiat.

- Pour la retraite par répartition, les gens pensent épargner pour leur retraite. C'est à la fois vrai et faux. Vrai, car ils ont des "points", leur permettant par la suite de profiter de versements (c'est une promesse...). Faux, car l'argent qu'ils versent sert à payer immédiatement les retraites des anciens cotisants

2/ Le système nécessite "une stabilité"

- Pour Madoff, Il faut toujours plus d'épargnant, permettant de distribuer l'argent promis. Tant que les souscriptions arrivent, le système tient. Avec l'effet de l'inflation, on peut espérer tenir assez longtemps...

- Pour les retraites, il faut un ratio Actif/Retraité constant, ou ne s'agravant pas. Tant que le rapport tient, le paiement ne pose pas de problème, ni la promesse pour les futurs retraités.

3/ Les limites du système

- Pour Madoff, c'est clairement le retrait des fonds. Et c'est pour cela qu'il ne visait que les très riches: ceux qui habituellement épargnent et ne retirent jamais leur fonds. Il leur assure tranquillité jusqu'à la fin de leurs jours. En cas de retraits, le système s'écroule, car il n'y a pas de fonds.

- Pour les retraites, le système tient tant qu'il n'y a pas trop de retraités par rapport aux actifs. Dans le cas contraire, il faut corriger en diminuant les retraites, ou en augmentant les cotisations, ou en allongeant les durées de cotisation, pour rééquilibrer le système. Dans le cas contraire, la dette de l'état gonfle, et le risque d'inflation réapparait...

Par gigi - Publié dans : Actualité - Communauté : actualités financières
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Mardi 17 février 2009

L'étude ci-dessous est parue le 12 février dernier. Il est toujours interressant de regarder quelques temps après la publication de l'article l'orientation de la courbe. Donnons nos donc rendez-vous le 3 mars prochain pour un bilan. Ce mois de délai correspond entre 1/2 et 1/3 de la durée d'analyse présenté: C'est un délai suffisant pour constater le résultat.

Selon ma lecture, l'auteur de l'article prévoit en clair:
1/ Pour Natixis, un plus bas, et une poursuite sous la moyenne mobile à 20 jours
2/ Pour le CAC40, une violente rechute sous 2960. Ce seuil servirait de résistance.
Rendez-vous le 3 mars pour un point sur ces 2 estimations.

(citation de l'article du 12 février dernier)


NATIXIS loupe sa sortie


Le titre était parvenu a rebondir depuis le 21 janvier dernier. Il avait cassé à la hausse sa mm 20, mais avant-hier les vendeurs sont repassés à l' attaque sur la valeur la faisant repasser sous cette même mm 20. Le signal est donc négatif sur le titre qui loupe donc sa sortie. Il s' agit du 4 trième rebond et chaque fois le dernier plus " haut " est moins haut que le précédent, et le plus " bas " plus bas que le précédent. La tendance de fond demeure donc baissière.

 

CAC : De nouveau sur le 2960
Comme déjà évoqué à de multiples reprises ici, le 2960 fait office soit de support, soit de résistance selon le niveau de l' indice parisien. A la descente, il fait donc de nouveau office de support. Un petit rebond vient donc de s' opérer à ce niveau, mais il est finalement peu probable qu' il subsiste bien longtemps. La pression est en effet vendeuse et quand on regarde du côté du NIKKEI, qui même s' il n' est pas à propement dit un marché directeur, reste quand même un indicateur de ce qui peut se passer par la suite comme cela pû déjà être vérifié plusieurs fois par le passé. Vous aurez donc compris que la situation actuelle ne prête pas franchement à la rigolade et que cela peut faire assez mal.

(fin de citation de l'article du 12 février dernier)

Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : actualités financières
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Lundi 16 février 2009
Site en anglais, mais je crois qu'il n'existe pas de site comparable dans notre langue, concernant l'actualité des Edge funds. C'est ici:
http://www.hedgefund.net/hfn_public/Default.aspx

Par gigi - Publié dans : Sites - Communauté : actualités financières
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Samedi 14 février 2009
Pour commencer, voici la dette US en fonction du P.I.B. au fil du temps... Elle culmine à 350% actuellement, et ce n'est pas tenable à long terme ?
"Yes we can ?" Tel était le slogan de Bark Obama pour son élection... A mon avis, on ne peut pas se permettre une telle dette à long terme, et pour la réduire, il n'y aura qu'un seul moyen: le retour de l'inflation. C'est inévitable.
Partout, les plans de relance consistent à injecter de l'argent (5.8% du PIB aux USA, 3,1% en Allemagne, 1,5% en France), et il faudra bien payer un jour. Quel impact cela aura-t-il pour nos investissements et nos retraites en particulier ? Avec une telle montage de dette, faut-il être investi en obligation ou en action ? Que penser du système Français de répartition par rapport au système américain de capitalisation ?

Avec le système français, si nous avions un ratio actif/retraité constant, la courbe de la dette ci-dessus ne poserait pas de problème. En effet, à un instant T, on reverse au retraité une part de salaire d'un actif. Il ne s'agit donc que d'un transfert de pouvoir d'achat d'un actif vers un retraité (en instantanné, au niveau de la collectivité), et d'un différé de salaire (pour la personne concernée: elle sait qu'à la retraite, elle persevra un certain pourcentage de son salaire). L'inflation dans ce cas n'a pas trop d'importance si on conserve le ratio. On est dans un système extrêmement protecteur, qui assure le niveau de vie des retaités quel que soient les conditions.
Alors quelles sont les faiblesses de ce système ?
- Si le ratio Actif/Retraité change sans changer le pourcentage de redistribution, le système devient bénéficiaire si le ratio monte, mais baisse dans le cas contraire. Pour les années à venir, on sait que le ratio va baisser en regardant les courbes démographiques: il y aura moins d'actif par retraité, ce qui va rendre le système déficitaire.
- A redistribution constante de son dernier salaire, pour combler le trou, il va falloir générer de l'inflation: Ainsi, on appauvrira le retraité puisque la même quantité d'argent vaudra moins cher. Ce système de répartition est donc inflationniste dans notre cas si on admet que le ratio d'actif va baisser par rapport aux retraités.
Que faire pour corriger le système ?
Il faut adapter le système, pour le remettre à l'équilibre. Pour cela, il n'y a que 2 solutions, si on refuse de faire filer l'inflation:
1/ Augmenter les taux de prélèlement des actifs. La charge est injuste, puisqu'on appuie sur ceux qui créent de la richesse. Elle est dangeureuse car elle risque de voir les actifs arrêter de bosser plutôt que de subir de nouveaux prélèvement (soit en vivant des aides sociales, soit en partant travailler à l'étranger)
2/ Augmenter la durée de cotisation. On rétablit ainsi le ration Actif/Retraité. Tout le monde y trouve son compte, y compris la société, à condition bien sûr de permettre aux "vieux" de travailler. C'est un changement de mentalité à faire: les entreprises préfèrent en effet ambaucher un jeune de 20ans qu'un vieux de 60ans... et cela est tellement gravé dans les esprits que le changement de mentalité risque de prendre du temps.... y compris dans le public, qui limite l'accès des concours à des personnes de moins de 40ans !!

Avec le système américain de retraite par capitalisation, vous gérez vous-même votre retraite. Mais si les marchés dévissent (division par 2 par exemple...), votre pouvoir d'achat chute fortement, et vous risquez de vous retrouver à la rue, ce qui n'est pas totalement juste après une vie de travail. Idem si vous avez misé sur les mauvais chevaux, et bon nombre d'exemples le montrent, sans même parler de Madoff.
Quelles sont les faiblesses de ce système ?
- Une inégalité de rendement entre "assurés". De plus, très souvent, on achète des actions de son entreprise, sans se rendre compte qu'on met dans le même panier son travail et son capital. Si la société ferme, vous perdez votre travail, mais également votre retraite. C'est dramatique, et lié à la non-diversification.
- Une incertitude sur le niveau de retraite ainsi dégagé. En faisant abstraction des écart entre individus dû à des placements différents, il y a des périodes favorable aux actions, et d'autre moins. Au fil du temps, le revenu peut fortement varier. Si vous retirez une action par an, vous auriez ainsi eu 2 fois plus l'an passé que cette année, car les marchés ont divisé par 2. Ce n'est pas neutre !
Que faire pour corriger le système ?
- Diversifier les placements, voire imposer un socle commun à tous (indexé sur un mix d'indices: Dow Jones, Nasdaq, SP500, CAC40, etc...) en fonction du poid relatif dans le monde. Ainsi, vous seriez en quelque sorte indexé sur la progression mondiale du PIB.
- "Imposer" un placement périodique (un certain pourcentage du salaire) pour la période d'épargne, afin de lisser les fluctuations de marché, et éviter, comme actuellement, que tout le monde se retire du marché alors que les prix sont bas. Cela enlève aussi l'aspect psychologique de peur de perdre.
- "imposer" un retrait périodique (un nombre maximum d'unités) pour la période de distribution. Afin d'éviter de forts retraits et d'assurer un minimum de sécurité aux gens, il faut "borner" les retraits, afin de leur permettre de pouvoir retirer suffisament, mais pas trop pour qu'ils ne se retrouvent pas en fin de vie sans ressources. On pourrait par exemple considérer que l'on peut vivre jusque 120ans, ce qui permettrait un certain confort à l'assuré, et permettrait de transmettre le reliquat en cas de décès avant l'age "maximum".

En conclusion, il ne faut pas opposer les 2 systèmes: Capitalisation et répartition sont deux moyens différents d'obtenir la même chose: un différé de paiement pour l'individu, même si le méchanisme est différent.
Il n'y a pas de vérité absolue, et à mon sens, un mix des 2 permettrait d'amortir les défauts de chaque système.
Par gigi - Publié dans : Décryptage - Communauté : actualités financières
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Vendredi 13 février 2009
Baisse de 4% du CAC40 sur la semaine (malgré la progession de 1.13% aujourd'hui), le CAC40 cloturant juste sous le seuil symbolique des 3000 points, à 2997.86. On sent bien que le marché est incertain, et attend quelque chose pour rebondir... ou sombrer.

Total a annoncé cette semaine 14 milliards de bénéfices. C'est une bonne chose qu'une entreprise fasse des bénéfices, et au lieu de réclamer le dilapidage de l'argent gagné comme le voudrait certains démago, il vaudrait mieux avoir une attitude plus responsable. Total va verser 2.28€ de dividende (soit +10% par rapport à l'an passé, et 37% des bénéfices), investir 18 milliards de dollars en 2009, et embaucher 8000 personnels supplémentaires.

Portefeuille action: 16 488 € 
Titres Qté Investi Prix revient Cours Valorisation Bénéfice / Perte
Bnp Paribas 72 3551.56 € 49.3272 € 26.44 € 1 903.68 € -1647.88 € -46.40%
Ipsos 70 1499.07 € 21.4153 € 17.20 € 1 204.00 € -295.07 € -19.68%
Wendel 64 5953.72 € 93.0269 € 32.54 € 2 082.56 € -3871.16 € -65.02%
Teleperformance 75 1490.94 € 19.8792 € 22.73 € 1 704.75 € 213.81 € +14.34%
Lafarge 40 2973.11 € 74.3276 € 40.10 € 1 604.00 € -1369.11 € -46.05%
Lyxor Cac 40 263 15011.36 € 57.0774 € 30.31 € 7 971.53 € -7039.83 € -46.90%
Espèces:   17.62 €     017.62 € 686.38 € <-Dividendes
Total investi   30000.00 €     16 488.14 € -13322.85 -44.41%
Forte baisse de BNP sur la semaine (-9%), les actionnaires de Fortis ayant refusé le rachat par BNP lors d'un assemblé houleuse. Quel sera l'avenir de Fortis ? C'est surement plus gênant pour Fortis que pour BNP, et la chute de l'action me semble injustifiée dans ce cadre. Le marhché est parfois capricieux !

Portefeuille dérivé:  11.780 €
Vendredi prochain sera le 3ième vendredi du mois, et donc le moment de rouler les positions. Vu le niveau du marché, nous roulerons avec le même strike... La valeur temps de nos produits est déjà quasiment nulle. Nos allons varier la semaine prochaine au gré des variations de cours, avec le levier de 2 du portefeuille...

Portefeuille Edge: 10.518 €
Diffusion d'une lettre à venir dans le courant de la semaine prochaine. Inscrivez vous pour être au courant de l'évolution de ce portefeuille.

La volatilité est resté autour de 40%, pour finir à 38.71%.

Par gigi - Publié dans : Portefeuille - Communauté : Bourse Paris
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Mardi 10 février 2009
Cet article est inspiré de l'interview de Jéome Kerviel à RTL, que vous trouvez ici: http://www.rtl.fr/fiche/3301738/exclusif-rtl-la-premiere-interview-de-jerome-kerviel.html

Le monde de la finance est un monde impitoyable. Voyons ensemble quelques points:

1/ L'enchainement des montants.
Son premier ordre était de 200.000€, et il a tremblé lors du passage de ce premier ordre. Quoi de plus naturel, quand on se représente encore ce que représente cette somme pour un particulier ? Une "petite" somme pourtant, sachant que sur les dérivés, pour être engagé sur une telle somme, il ne faut "que" 10% (voire moins) des montants.... Avec l'habitude, on prend de l'assurance, on oublie le sens de ce chiffre (on ne fait finalement "que" passer un ordre: il n'y a rien de concrêt, tout est virtuel), et les chiffres finissent par ne plus rien dire. On passe alors des ordres machinalement, sans même penser à ce que signifie l'acte. On se déconnecte de la réalité. Et c'est là que ce qui arrive à un particulier et un professionnel diffère:
-  Quand un professionnel "gagne", sa hiérarchie le pousse à prendre des engagements supérieurs, à faire du chiffre, et parfois au delà du raisonnable. La pression du chiffre est impitoyable, et les "invitations à réussir" sont là. Dans le cas Kerviel, il dit que ses objectifs sont passés de 3 millions (2005) à 55 millions (2008)... Croyez vous qu'il y a un secrêt pour magiquement gagner presque un facteur 10 ? Non: il faut des engagements supérieurs, ou des prises de risques plus importante. Il n'y a pas de mystère !
 - Un particulier est limité par ses fonds (on ne lui permettra JAMAIS de dépasser ses engagements, il faut une couverture sans quoi vos positions)

2/ La montée du risque.
- Un particulier, seul derrière son écran, ne va peut-être pas voir le risque. Tout au plus se rendra-t-il compte que son compte bouge plus vite quand il prend un levier supérieur. Il n'est pas controlé, sauf par son broker quand il dépasse ses marges. Si le particulier ne répond pas à ses appels de marge, il est automatiquement "liquidé". Cela le sauve, et sauve le système, puisqu'en cas normal, il devra toujours avoir un solde positif. Les marges sont là pour protéger à la fois l'individu, mais le marché aussi.
- Un profesionnel n'a pas vraiment ces contraintes. Par contre, il est surveillé. Toutes ses opérations sont suivies par  ses supérieurs, et par le back-office. Il est impossible qu'on n'arrête pas des positions perdantes si on le veut, ou alors le contrôle est défaillant, et c'est très grave. Les conséquences sont en effet incalculable quand le risque est pris par un agent institutionnel. Un risque mal calculé, et c'est la chute, ou le renflouement obligatoire. Lehman Brother avait joué avec les CDS, et a perdu: regardez les conséquences... D'autres banques américaines ont aussi été assez "légère", et cela fait plonger tout le système. C'est toute une chaine d'incompétence ou de négligeance qui est en cause.
Pour Kerviel, passer de journée à 50.00€ de gain, à 1 million était considéré comme normal ! Il faut dire que si ses objectifs sont passés de 3 millions à 55 millions, cela se tient: Pour faire 20 fois plus sur l'année, il faut aussi faire 20 fois plus par jour... Par contre, les montants engagés pour obtenir ce résultat devrait être 20 fois supérieurs. Or si l'on parle ne serait-ce que d'un milliard, cela fait un gain de 1 pour mille... rendement extrêmement faible pour le risque pris (s'il "jouait" bien sur le contrat DAX). Le risque pris a donc notablement cru, et ça n'a pas pu passer inaperçu.

3/ La recherche de coupables.
- Quand un particulier perd, c'est son propre argent qui disparait. Il ne doit s'en vouloir qu'à lui-même, puisque c'est lui qui a pris le risque. Le traitement est simple et immédiat: comme ses positions son réduites et que le "surplus" est revendu de force, il n'y a pas vraiment de risque de faillite. Il n'impacte que lui-même (et son entourage, car peu de gens peuvent être suffisement détachées pour accepter de perdre).
- Quand un professionnel perd, sa hiérarchie devrait lui couper l'autorisation de trater sur les marchés, ou tout au moins devrait le suivre pour lui éviter de faire des bêtises. Le contrôle interne aurait dû agir comme un garde-fou également. Au lieu de celà, ce qui me marque dans l'affaire Kerviel, c'est l'absence de "correction", la mise en pature aux média d'un individu. Sa hiérarchie, loin de lui être gré d'avoir gagné de l'argent auparavant, et de travailler honnêtement, loin de reconnaitre ses propres erreurs, enfonce le plus en bas de l'échelle comme un malpropre ! (tiré du passage sur l'image de la voiture "volée") Ce comportement -peut-être reflexe- de l'employeur est détestable: après avoir poussé pour des rendements toujours plus élevés, jète en pature quand cela tourne mal. Est-ce moral ? Où est la responsabilité des chefs, des manageurs ? N'ont-ils pas honte de leurs actes ? Est-ce pour cela que l'on paye la direction si cher ? Pour qu'elle pousse au crime et s'en lave ensuite les mains ?

4/ Le battage médiatique.
Pour que ce soit vendeur, tout journaleux doit pousser le bouchon, dans un sens (accusation) ou dans l'autre (victimisation). Dans cette affaire, les médias ont choisi de faire du sensationnel, en ne respectant pas la vie privée, en mettant en pature un nom et une image pour marquer les esprits. "le poids des mots, le choc des photos" comme dit le slogan d'un journal célèbre. A aucun moment, la recherche de vérité n'a été leur priorité: c'est tellement plus confortable de relayer l'information des puissants. Comment se fait-il en effet que Kerviel découvre dans les journaux et sur Internet ce qui va lui arriver ? Mettez vous à sa place: vous trouvez demain dans la presse votre nom et votre photo en face d'un scandale !! Sans pouvoir vous expliquer, sans "bénéfice du doute" cher en théorie à notre république, vous voilà sur le devant de la scène. Mais où est la présomption d'innocence ? Mais où est le secret d'instruction ? Qu'on informe d'une perte de marché, c'est normal. Mais de grâce, laissez la justice faire son travail, et n'accusez pas pour le simple plaisir de voir grimper les ventes. Kerviel indique pour la première fois que son objectif n'était pas de "briller", mais juste de faire son boulot, contrairement à tout ce qui a été dit !! Il dit aspirer à une vie anonyme. Y a-t-il mensonge ou pas ? C'est clair que la version "média" est plus sexy que la version Kerviel (à laquelle je veux bien croire au moins partiellement, connaissant la pression que l'on peut faire sur les salariés dans certaines circonstances, et à laquelle il est extrêmement difficile de résister: la pression morale existe bel et bien).

Par gigi - Publié dans : Décryptage - Communauté : actualités financières
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Lundi 9 février 2009
(Dow Jones)--Le taux de défaillance sur les crédits et obligations à note spéculative va grimper à 18,3% en 2009, selon Moody's Investors Service.

C'est davantage que le pic de 16,6% atteint en 2002 et à des lieues des 2% enregistrés l'an dernier. Dans le pire des cas, le taux pourrait même atteindre 24,4%.

Cela promet d'être douloureux, bien davantage que l'éclatement de la bulle technologique. Cette fois-ci, le marché est sensiblement plus grand et plus varié. Entre 2000 et 2008, la valeur nominale de l'indice Merrill Lynch des émetteurs d'obligations à haut rendement a plus que doublé à 91,3 milliards d'euros. L'émission de leveraged loans, les crédits accordés à des entreprises déjà fortement endettées, a grimpé à 238 milliards d'euros en 2007 contre environ 100 milliards en 2004.

Le mix sectoriel a changé également. En 2001, 13 des 20 principaux émetteurs de dette de l'indice Merrill Lynch étaient des acteurs des télécoms et du câble, et en 2002, les medias et télécoms représentaient 87% des défauts de crédit en Europe. Mais en 2008, seuls trois des 20 premiers émetteurs de dette de l'indice étaient des sociétés des télécoms et du câble. Les défauts de crédit vont donc se ressentir de manière beaucoup plus large.

Etrangement, les crédits s'en sortent moins bien que les obligations. Les crédits ont pourtant toujours été un investissement plus sûr que les obligations, présentant un meilleur taux de recouvrement. C'est ce qui a attiré les investisseurs vers les CDO et autres hedge funds, qui représentaient plus de 50% des investisseurs en crédit en 2007, prenant la place des traditionnels investisseurs bancaires.

Cependant, cette demande a conduit à un relâchement des standards et à une tolérance pour un taux d'endettement plus élevé.

Le scénario de base de Barclays Capital pour 2009 est un taux de défaillance de crédit de 6,5% en Europe, tandis que son scénario catastrophe prévoit un taux de 12%. La banque précise que les taux de défaillance sur les crédits pourraient être deux fois plus élevés que ceux sur les obligations. L'agence de notation Standard & Poor's observe pour sa part qu'il y a eu 10 défauts de crédit en Europe au cours des douze mois précédant juin 2008, mais aucun défaut sur des obligations. De nombreux observateurs craignent en outre que les taux de recouvrement soient plus faibles que par le passé.

-Richard Barley, Dow Jones Newswires
Par gigi - Publié dans : Actualité - Communauté : actualités financières
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Dimanche 8 février 2009
Un CDS -Crédit Défault Swap-  est une assurance contre le risque de crédit d'un organisme, d'une société, et maintenant de plus en plus d'un Etat, étant donné les émissions de dettes de plus en plus importantes.
Pour que le système de CDS fonctionne, il faut que celui qui "assure" soit de qualité supérieure à l'actif assuré. Si ce n'est pas le cas, que vaut la garantie ? Rien... Et on va se retrouver avec des cascades de faillites de gens qui se croyaient assurés. Le risque de contrepartie n'est jamais nul, mais à ne pas réguler les flux, et surtout à admettre n'importe quel montant, on finit par faire des bêtises.
Ceux qui ne sont pas convaincus peuvent se remémorer la mise en faillite de Lehman Brother, un des acteurs sur ce marché. Je ne donne pas cher des CDS que cet établissement a garanti !! Un assureur doit assurer, et à ce titre, on devrait lui imposer d'être plus solide que l'acteur qu'il garantit, sous peine de catastrophe à venir..
Ainsi, que valent donc les CDS sur les dettes des états ou "souverain CDS" ? Peut-on prétendre qu'une banque soit plus solide qu'un état ? C'est ridicule, et ces "garanties" risquent de n'être encore une fois que des promesses... et si l'état ne peut plus rembourser, la garantie risque de ne pas pouvoir s'appliquer, car la banque sera probablement alors dans une situation bien pire (souvenons nous qu'actuellement les banques sont "sauvées" par de l'argent public). Pire: Il adviendrait alors une crise bien plus grave, car dans le cas de réalisation du défaut de crédit, on ne pourrait pas renflouer les banques qui ont mal évalué le risque. Le système s'écroulerait, pour avoir voulu remplacer le risque d'Etat en risque de Banque. En effet, une banque sera toujours moins solide qu'un état.

Les Etats ne sont pas tous logés à la même enseigne. Si les CDS sont néfastes en cas de réalisation du risque, comme on vient de le voir, ils n'en donnent pas moins une indication sur la qualité des états. Ainsi Bloomberg a publié récemment l'augmentation de vulnérabilité des états (voir article
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601085&sid=aY2diIddEmQ4&refer=europe ) On retrouve dans la publication:
1/ Estonie: 415 points de base;
2/ Grèce: 238
3/ Ireland : 217
4/ Italy: 165
5/ Espagne: 122
6/ Portugal: 120
Ces indications sont utiles pour connaitre le risque estimé du marché, mais aussi pour estimer si une émission de dette se fait à un prix "correct" ou pas, par rapport à ce que pense le marché. Nul doute que la cotation des CDS influance les gouvernement dans les taux proposés, afin de se faire rencontrer l'offre et la demande. Un marché spéculatif n'est-il pas en train de naitre ici, encore plus explosif, et de loin, que les "sub-primes" ?

Que faire ?
Pour l'investisseur:
Si vous avez des obligations d'Etat en portefeuille, ne les couvrez surtout pas: les CDS associés offrent moins de garantie que l'obligation elle même.
Pour les Etats:
Il faut vite mettre son nez dans les CDS, et forcer la cotation sur un marché organisé (comme les options du MONEP, avec appel de marge, ...), si on ne veut pas une explosion du système à terme.
Par gigi - Publié dans : Formation - Communauté : Bourse Paris
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