2011: Qu'en attendre globalement ?

Publié le par gigi

2010 se termine sans que l'on ait eu de marasme économique comme on aurait pu s'y attendre suite au choc financier consécutif à la faillite de Lehmann, et la crise financière qui s'est suivie. Ceci étant, les états ont injectés énormément d'argent public pour soutenir l'activité, ce qui explique que le chomage n'ai pas remonté fortement, et que l'immobilier ne se soit pas effondré.

 

La Chine s'affiche de plus en plus comme la locomotive de la croissance à venir, surtout sur son marché intérieur qui semble se développer, tiré par la forte croissance continue des salaires chinois. Son PIB est devenu le 2ième mondial cette année qui s'achève (doublant le Japon), et semble prendre le relai des étas-unis, incapable de se sortir du bourbier consécutifs à la crise immobilière et à l'injection massive de dollars pour tenter de relancer la machine, au risque de relancer l'inflation pour éviter la déflation.

 

A propos des monnaies, si on voit les quantités de liquidités injectés, on peut se demander quelle est la "vraie" valeur d'une monnaie comme le dollar. Ceci explique le thème sur l'Or qui a resurgi ces dernières années: il sert de refuge contre l'inflation, mais aussi contre la déflation. L'Or joue aussi son rôle de refuge quand on a peur, et la période économique actuelle est propice à ce type de comportement de repliement ou d'assurance contre les monnaies. D'autres matières premières ont eu aussi leur période de spéculation cette année, comme le cuivre. Il est probable que d'autres matières premières, tel le nickel, le zinc, l'aluminium, le plomb, l'acier, le charbon, le pétrole, ou même le gaz, aient leur heure de gloire dans les années à venir, tant d'un point de vue fondamental (la chine qui se développe aura des besoins croissants) que spéculatifs (pour se protéger contre d'autres risques ou comme assurance).

 

Alors, 2011 ?

 

L'immobilier

Il est certain que l'immobilier d'habitation est très sur-évalué. La hausse de 2010 a été provoquée par la baisse des taux, et uniquement la baisse des taux, qui "solvabilise" les derniers acheteurs. La hausse des taux provoquera la baisse du prix facial des biens. Alors est-ce qu'on va garder le même prix de remboursement, ou va-t-il y avoir une baisse réelle des prix devenus habérants ? On évitera en tous cas de se retrouver le dindon...

L'immobilier coté est par contre régi par d'autres ressorts, et plus lié à l'activité économique. C'est une valeur de rendement qui peut se justifier, en faisant attention à la qualité du patrimoine immobilier de la foncière concernée.

 

Les obligations

Pour éviter la déflation, et relancer l'économie, les états ont injecté des liquidités. Mais au moment du remboursement, on voit mal comment ils vont s'en sortir sans relancer l'inflation. Et l'inflation signifie des hausses de taux. Les obligations vont baisser, indépendamment de la croissance ou non-croissance attendue.

 

Les actions

A travers les taux d'intérêts des pays "PIGS", on se rend compte que les bourses de ces pays suivent de près la déconfiture que l'on observe sur les obligations des états concernés. En conséquence, on évitera les pays fragiles, tels l'Italie (FTSE MIB: -12%) l'Espagne (IBEX:-15%), la Grèce (Athex: -36%), et plus généralement tous les pays à risque. On portera donc l'intérêt sur les pays les mieux notés, tels l'Allemagne (DAX: +17%) et la France (CAC: -2%) pour rester sur notre devise. Si on sort de l'Europe, on se portera sur les pays ayant un développement attendu important, comme la Chine, l'Inde, ou le Brésil. Reste à voir les parités des devises de ces régions par rapport à l'euro qui pourraient modifier la donne.

 

Les matières premières

Quelle que soit la matière première convoitée, il s'agit toujours d'un marché étroit, qui est très sujet aux spéculations. On voit s'engouffrer régulièrement les investisseurs qui suivent les modes propagées par les journaux. A moins de vouloir vous bruler les doigts, il vaut mieux éviter ce type d'investissement bien trop risqué, et dont la spéculation peut avoir par ailleurs des répercussions très graves (comme la spéculation sur le blé, privant les populations les plus pauvres de nourriture).

 

Voilà globalement brossé le tableau pour l'année à venir. Il vous reste à choisir le bon support pour investir en conséquence. Nous continuerons à présenter le portefeuille action sur les valeurs Française, qui n'a pas démérité cette année, tout comme le portefeuille Dérivé. Pourquoi aller chercher loin ce qu'on peut trouver tout près, tout en appliquant les thèmes majeurs évoqués (à travers les entreprises exportatrices notamment) ?

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