La VF a vécu ...

Publié le par gigi

La mort d'un journal n'est jamais une bonne nouvelle, surtout quand il s'agit d'un hebdomadaire qui a survécu à tant de crises. Après Lehmann, société bicentenaire, qui a chuté cette année pour avoir voulu gagner trop en ignorant les risques associés, voici un journal qui chute pour ne plus avoir assez de soutien publicitaire (selon la direction). Il avait été créé en 1945.

La situation ressemble de plus en plus à l'après 1929, avec une chute des valeurs financières, suivi par des licenciements en masse (en particulier dans l'automobile) et des fermetures de sociétés. Certes, le contexte est différent, et nous n'en sommes pas encore à un niveau de pauvreté de l'époque, mais il semble bien qu'on soit dans une période noire, s'approchant de la période comprise entre 1929 et 1933.
Espérons simplement que l'histoire ne se répètera pas, car les conséquences (crédit cruch, protectionnisme, monté du nationnalisme) n'ont pas été très réjouissante à l'époque.

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Toledo 11/11/2008 13:07

Ma réaction était un ensemble de réflexions ouvertes dont je n'ai pas la réponse : je ne suis qu'un consommateur d'informations, pas un pro des médias. Je ne suis donc pas frustrer : je pointais un (ou des) manque(s). Quand à l'éternel problème des coûts de production ou du financement par la publicité, ce n'est pas parce que je navigue sur Internet que je ne veux pas payer. Inversement, ce n'est pas parce que je paye que j'ai une bonne information. J'ai été abonné longtemps aux magazines papier "Le revenu" et "Mieux vivre votre argent" : en 1 an de navigation active sur le Net, j'en ai appris 100 fois plus (il est vrai dans la période actuelle de déshabillage totale des pratiques financières). Ce n’est toutefois pas parce que j’en sais plus que je gagne plus en bourse !
Je ne suis pas non plus un consommateur du passé type « tout fout le camp ». On vit une époque formidable et la génération de dirigeants d’après la 2nde guerre passe la main.
Enfin, pour ce qui est des informations terre à terre (hors réflexion de fond), soit « j’achète ou je vends ? », s’il y avait un source d’information parfaite, elle détruirait la bourse qui est fait par essence d’incertitudes, de rumeurs, d’initiés, de catastrophes, de chance, etc .... Bref, même si on ne peut faire l’économie de travailler son sujet et d’être intelligent, la bourse touche à trop de type de produits, de marchés, de zones géographiques, de politiques d’état, de type d’entreprise, de gestion différentes pour permettre à qui que se soit, a fortiori un support d’information unique, de donner le bon diagnostique au bon moment. Sinon, ce sympathique blog n’aurait lui-même plus d’intérêt. Ce qui serait dommage (voyons le positif de la démonstration) !

Toledo 10/11/2008 21:13

La crise de la presse en générale et de la presse financière en particuliers ne date pas d'aujourd'hui, ni même d'hier. Dans un secteur où la rumeur est déjà une information dépassée, nous sommes toujours en attente d'un centre de réflexions, d'analyses et d'investigations de qualité. La navigation sur Internet n'est qu'une partie de la réponse. Depuis trop longtemps, les journaux ne sont que la mise en forme des dépêches d'agence. Des gens qui sous-traitent pour augmenter leurs profits, qui vivent sur une réputation, qui oublient les fondamentaux de leurs métiers : les dérives des organismes financiers sont les dérives de notre civilisation. On confond Marketing et toilettage de surface. Il faut se demander pourquoi, malgré les fantastiques mutations de notre société, il n'y a pas foisonnement de nouveaux journaux dans une période où l'information est plus importante que la réalité et la soif de comprendre plus forte que jamais. Sûrement parce que la formule journal (ou magazine) est à repenser au siècle de l'information instantanée.

gigi 10/11/2008 23:28


Je comprend votre frustration.. Coté "Marketing", ce n'était pas le journal qui poussait le plus au crime ! Ceci étant, quand tous les collègues disent "acheter" ou "vendre", est-il facile de ne
pas poster d'opinion tranchée quand on en a pas ? Difficile à dire quand il faut vendre...

Pour ce qui est de la modernité, ils avaient un site internet. Un site de qualité coûte cher à maintenir. Au temps de l'instantannéité - comme vous dites - , êtes vous prêt à payer pour de l'info ?
Vu la masse de reprises de dépèches de l'AFP partout et rien de bien profond, je doute que vous recherchiez l'analyse.

Oui, "tout fout le camp", comme vous dites, et pas seulement dans les journaux. J'imagine que si vous avez une TV, vous . De nos jours, on ne sait plus avoir un minimum de
calme et de réflexion. C'est le plus grand mal de notre société:

Toujours plus vite, toujours plus superficiel !


crofin 10/11/2008 20:30

C'est effectivement bien triste de voir mourrir un journal, victime de la crise. Mais espérons qu'un autre ressurgira, c'est dans la nature des choses. bravo pour votre blog