Pertes Boursières de masse: Nouveau cas.

Publié le par gigi

En début d'année dernière, on a parlé de 5 milliards de pertes attribuées à Kerviel, pour le compte de son eployeur, la Société Générale... Il y a 3 mois, on a parlé de l'affaire Madoff, avec ses fonds ayant fait perdre 50 milliards aux souscripteurs... Voici une nouvelle affaire ce soir, dont on va parler sans doute prochainement dans les médias, l'affaire Robert Allen Stanford, qui aurait escroqué de 8 milliards ses souscripteurs ! Alors qu'on croyait le reccord de Kerviel loin d'être atteint pour longtemps, voici donc presque coup sur coup, 2 affaires d'un montant supérieur, plaçant la perte gigantesque de Kerviel seulement numéro 3... déjà !

Cette affaire semble ressembler à l'affaire Madoff, avec une promesse de rendements mirifiques. M. Stanford, ou "Sir Allen" a du soucis à se faire. Et cette fois, c'est la SEC qui a détecté la fraude. Il y a du mieux dans le monde de la finance: les instances de surveillance semblent maintenant regarder les fonds de plus près !



A ce sujet, je ne résiste pas à écrire un complément à mon article sur les retraites) :

Vous avez tous lu ou entendu parler de Madoff et de ses fonds... Il s'agissait d'une pyramide de Ponzi, mais dans l'ensemble, le système ressemble fort à notre retraite par répartition.

 

Pourquoi ?

1/ On cotise à fonds perdu dans les 2 cas

- Pour Madoff, les gens pensaient "épargner" et avoir un rendement de 8%, mais en fait l'épargne servait à financer le rendement des anciens souscripteur. Il s'agit donc d'un transfert de fonds immédiat.

- Pour la retraite par répartition, les gens pensent épargner pour leur retraite. C'est à la fois vrai et faux. Vrai, car ils ont des "points", leur permettant par la suite de profiter de versements (c'est une promesse...). Faux, car l'argent qu'ils versent sert à payer immédiatement les retraites des anciens cotisants

2/ Le système nécessite "une stabilité"

- Pour Madoff, Il faut toujours plus d'épargnant, permettant de distribuer l'argent promis. Tant que les souscriptions arrivent, le système tient. Avec l'effet de l'inflation, on peut espérer tenir assez longtemps...

- Pour les retraites, il faut un ratio Actif/Retraité constant, ou ne s'agravant pas. Tant que le rapport tient, le paiement ne pose pas de problème, ni la promesse pour les futurs retraités.

3/ Les limites du système

- Pour Madoff, c'est clairement le retrait des fonds. Et c'est pour cela qu'il ne visait que les très riches: ceux qui habituellement épargnent et ne retirent jamais leur fonds. Il leur assure tranquillité jusqu'à la fin de leurs jours. En cas de retraits, le système s'écroule, car il n'y a pas de fonds.

- Pour les retraites, le système tient tant qu'il n'y a pas trop de retraités par rapport aux actifs. Dans le cas contraire, il faut corriger en diminuant les retraites, ou en augmentant les cotisations, ou en allongeant les durées de cotisation, pour rééquilibrer le système. Dans le cas contraire, la dette de l'état gonfle, et le risque d'inflation réapparait...

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