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    Une lettre présentant un portefeuille "Hedge", et diffusée exclusivement par newsletter (inscription en bas à gauche) à partir du 1/11/2008.
- le dimanche, un thème est expliqué. Retrouvez les dans la catégorie "Formation"


Les informations présentes sur le site ne constituent qu'une aide à la décision. Nous dégageons toute  responsabilité, tant directe qu'indirecte, quand à l'utilisation de ces informations. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement.
Les informations présentées ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

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  • : gigi
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  • : 01/01/1970
  • : Economie Argent Finance Bourse CAC40
  • : Travaillant dans la technique, mais comprenant bien que le futur de mon métier est en Chine via des délocalisations permanentes, il est indispensable de se former à la finance pour survivre. Quand tous nos ingénieurs auront disparus pour raison d

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Dimanche 1 novembre 2009
Les prélèvements sociaux sont une spécialité Française.

Ces dernières années, nous avons vu se répendre diverses taxes, dont la dernière date de cette année pour son application (mais discutée en octobre 2008): il s'agit d'un prélèvement de 1,1% sur les revenus du patrimoine, pour financer le RSA (revenu de solidarité active). Il ne s'agit pas de remettre en cause ici sa justification, ni son utilité (pour cela, il faudrait vérifier avec des cas concrêts). Dans le principe, en effet, inciter les RMI'stes au retour à l'emploi est une excellente chose. Cela participe au role de socialisation d'une frange de la société souvent marginalisée, ou en cours de marginalisation.

Ceci étant, la ponction s'empile pour l'épargnant, toujours un peu plus, et sur tous ses produits (hors livret A et LDD).

Faisons le tour de tous les prélèvements actuels (l'imagination de nos dirigeant est sans faille quand il s'agit de taxer plus !):
- 1,1%: Prévèvement pour le RSA (depuis 2009);
- 8,2%: CSG "contribution sociale généralisée";
- 0,5%: CRDS "contribution au remboursement de la dette sociale";
- 2,0%: Prélèvement social;
- 0,3%: Contribution additionnelle au prélèvement social;

Qui a dit qu'il n'y avait pas d'innovation en France ?
Du coté de l'inovation en prélèvement, on est champion du monde ! Nul doute que pour financer les plans successif de relance élaborés en 2008-2009, de nouvelles idées émergeront pour faire payer le contribuable. La dette actuelle n'est pas tenable: nous n'avons pas d'autre choix de toutes façons que de rembourser... sauf à faire la révolution ! Mais là, c'est une toute autre histoire, et nul doute que cela entrainerait un appauvrissement encore plus grand pour tous... En effet, détruire n'a jamais été source d'une vie future meilleure, bien au contraire.
Par gigi
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Dimanche 20 septembre 2009
"Je suis débutant mais j'ai une méthode pour gagner !": Telle est l'affirmation parfois entendue.

Hélas, le débutant doit savoir que sa méthode peut marcher dans certaines configurations (il l'a surement testée à l'aide de logiciels de "back-testing") mais peut aussi être catastrophique dans d'autres configurations (augmentation de la volatilité, ...). C'est pourquoi il y a autant de systèmes sur le marché, dont tous ont marché à un moment donné, ou pour une valeur donnée !

Y-a-t-il des systemes qui gagnent durablement ? Humm... Difficile question. Tout porte à penser que ceux qui vendent des systèmes sont des arnaqueurs car si ces systemes étaient bons ils ne les vendraient pas mais l'utiliseraient eux-mêmes. On peut aussi dire que les possesseurs de bons systèmes n'ont aucune raison de le divulguer.
Les sommes en jeu étant considérables les bureaux de recherche des grandes banques sont sur les dents depuis des décennies et il est donc presque impossible qu'un particulier trouve un système efficace qui serait passé inaperçu par ces banques.


Que conclure ?
Il n'y a aucun système infaillible, il y a seulement des moyens plus surs que d'autres... C'est comme pour l'immobilier en somme, il faut connaitre ce que l'on achète. Si vous achetez au centre ville, il y a peu de chance que votre bien se dévalorise, à moins que la morphologie du quartier ne change, et là effectivement, vous vous retrouverez avec un bien invendable si le quartier devient infréquentable.... En banlieu, ou en province, c'est plus aléatoire: si une entreprise quitte la région, alors votre logement baissera, mais si la région est attractive, elle valorisera votre logement.

Dans le sens "positif", une amélioration des moyens d'accès (TGV, routes, ...) favorisera l'implentation d'entreprises, et donc votre logement. En ville, la réabilitation d'un quartier fait souvent grimper les prix aussi.

Berf, il est difficile de ne jamais se tromper, même en connaissant l'endroit ou l'on investit, car l'avenir est incertain.

En Bourse, c'est exactement pareil !

Une méthode est nécessaire, mais elle ne fera pas gagner à tous les coups. Ceci étant, ils est "facile" d'éviter les grosses erreurs: Qui aurait eu l'idée de payer un PER à 200 fois pour une valeur ? C'est pourtant ce qui est arrrivé en 2000.... Et qui maintenant est prêt à vendre à 5 fois la même valeur.... C'est pourtant ce qui arrive sous vos yeux !
Bref, un peu d'observation permet à moyen terme de se sortir de mauvais pas, même si ce n'est pas le cas à cours terme. Avoir une méthode, que ce soit pour votre immobilier ou vos actions, ne fait pas de mal, bien au contraire ! Ceci étant, elle ne garantit pas les gains à tous les coups....

Et contrairement à une idée répendue, ce n'est pas la peine d'avoir une armée de statiticiens ou d'analystes pour s'en sortir en Bourse ! Souvent, la multiplication des agents gèle les décisions, car personne n'est d'accord. Aussi les gros paquebots que sont les banques ne font pas d'étincelles, comme vous pouvez le remarquer sur leur produit. Bien des petites structures ont des performances supérieures à celle des banque: c'est bien la preuve que le nombre ne fait pas le résultat, du moins sur les marchés Boursiers....
Par gigi
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Dimanche 16 août 2009
A l'heure d'ouvrir un compte, on se demande toujours s'il vaut mieux ouvrir un simple compte titre, où on a toute latitude, ou s'il faut choisir le cadre privilégié du PEA qui offre certaines contraintes, mais est alléchant au niveau fiscal (du moins, telle est la croyance).

Fiscalement, voici les données fiscales de base:
- Compte titre ordinaire:
  * Imposition des gains au delà de 25.000€ de vente, à 16% (impots) + 11% (CSG) ;
  * Report des pertes sur 10ans, si le seuil de 25.000€ est dépassé;
  * Exonération si les gains/pertes sont en deça du seuil de session;
  * Dividendes: Abattement de 40%, puis exonérés jusque 1525€ (3050€ pour un couple), puis impot à votre tranche marginale. En pratique, pas d'impots jusque 2542€ (5084€) de dividende.
- Compte titre PEA:
  * Exonération des gains. Il y a juste les prélèvements sociaux à payer à terme, soit 7% 
  * Imposition des dividendes identique au compte titre ordinaire

En pratique, pour un portefeuille de 100.000€ (qui est déjà conséquent !), nous avons les données suivantes:
- 3000€ estimés de dividendes (3% du montant),
- une progression de 4% globalement, réparti ainsi:
  * 20% de gain sur 1/5 du portefeuille (que l'on vend, pour acheter de nouveaux titres). On vend donc 20.000*1.2=24.000€
  * 0% pour 4/5 du portefeuille (conservé donc).
  --> Le portefeuille en fin d'année est donc de 107.000€ hors fiscalité.

 les données chiffrées sont les suivantes:
- Cas du compte titre:
  * Pas d'impots sur les gains, car le seuil n'est pas dépassé;
  * Pas d'impots sur les dividendes pour un couple, et au pire 50% (tranche marginale) * (3000-2542)=229€
- Cas du PEA:
  * 7% sur les gains à terme (CSG), soit 4000€*0.07=280€
  * Pas d'impots sur les dividendes pour un couple, et au pire 50% (tranche marginale) * (3000-2542)=229€

On le voit, le PEA dans ce cas n'est pas avantageux. Il faut vraiment un portefeuille très très fourni pour que ce soit rentable, mais le plafond de versement dans le PEA limite très fortement l'avantage, pour le réduire à néant en pratique. Un autre cas avantageux pour le PEA est de faire des gains fabuleux avec une rotation du portefeuille important (il est à noter que la multiplication des échanges enrichit le courtier, mais rarement le client)

Au final le portefeuille "net d'impots" en fin d'année est de 106771€ sur le compte titre ordinaire, et de seulement 106491€ sur le PEA !

Au final, on remarque que les apparences fiscales sont trompeusses !
Par gigi
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Dimanche 22 mars 2009

Quelques moyens d'action

La production vendue et la production totale doivent pouvoir s'équilibrer.

Actions sur la production totale (PT = q x Na (1-t)) : La production totale s'ajuste (sans changer la production vendue )
- Si la production totale est trop faible, la production vendue ne peut être supérieure à la production totale. On a alors de l'inflation (masse monétaire trop importante)
- Si la production totale est trop forte, on a deux possibilités :
  * une augmentation sans fin du chomage (cette augmentation fait baisser la production totale mais la masse monétaire utile pour les échanges économiques diminue toujours du fait des intérêts monétaires et donc la production vendue continue de baisser nécessitant de nouvelles baisses de la production totale par l'augmentation du taux de chomage)
  * une inflation des prix (Si on veut garder bas le taux de chomage, la production totale reste forte. Il faut compenser le manque à gagner de la production non vendue par une augmentation des prix )

On peut difficilement jouer sur les autres facteurs en baissant la productivité (...) ou en diminuant le nombre d'actifs (en augmentant par exemple la somme des retraites à payer...)

Actions sur la production vendue (PV = M x v)
Il y a deux façon de jouer sur la production vendue : la masse monétaire et la vitesse de rotation de la monnaie

- Ajustement de la masse monétaire et endettement
Pour être ajustée, la masse monétaire doit prendre en compte :
  * La production totale (pour permettre de l'acheter en totalité) qui dépend elle-même du taux de chomage et de la productivité moyenne
  * La part de la masse monétaire qui est tranférée du monde économique à la sphère financière pour payer l'intérêt de la "monnaie payante" produite par le système bancaire
Pour ajuster la masse monétaire il existe deux possibilités traditionnelles:
  * soit l'Etat s'endette et augmente le déficit budgétaire car il doit emprunter au marché. Mais il augmente ainsi les intérêts à payer (en France les intérêts représentaient 256 milliards de francs en 2000 soit la même somme que la masse monétaire manquante pour assurer le plein emploi !)
  * soit le déficit extérieur augmente permettant à la production achetée (nationale et internationale) d'être supérieure à la production totale. 
... et 2 solutions alternatives:
  * La création de monnaie par l'état pour augmenter la masse monétaire sans s'endetter (à condition bien sûr que la planche à billet suive correctement la production totale pour éviter l'inflation)
  * L'augmentation du taux de rotation de la monnaie pour augmenter la production vendue à masse monétaire égale (théorie de Gesell)

Création de monnaie par l'Etat ou par l'endettement de l'Etat ?
Les Etats ont abdiqués leur droit de créer de la monnaie et doivent "emprunter" au marché.
Par ailleurs les taux de change des monnaies ne sont plus influencés que de façon marginale par les échanges économiques, les spéculations financières présentant des montants 50 fois plus importants.

La banque centrale ne peut plus intervenir directement dans la création monétaire qui, pour l'essentiel, résulte de crédits accordés par les banques commerciales à leurs clients. Mais elle peut l'orienter en intervenant sur le marché monétaire : en offrant peu de liquidité aux banques et à des taux d'intérêts élevés, la banque centrale les oblige à limiter leurs prêts à leurs clients et donc à limiter la création monétaire (politique de l'Open Market). La banque centrale fixe donc des objectifs de croissance et intervient quotidiennement sur le marché monétaire mais ne crée pas directement de monnaie qui pourrait équilibrer la production vendue sans endettement (sans passer par les banques).
Par ailleurs les banques interviennent sur M3 (y compris les dépots à vie et à terme) ne faisant plus de distinction entre la monnaie scripturale et la monnaie payante créée par le système bancaire. Par ailleurs, depuis la seconde moitié des années 80, la multiplication des produits financiers a supprimé la frontière entre la monnaie (ce qui est liquide) et l'épargne (ce qui est immobilisé). A cause de tout cela, les banques centrales ont renoncé peu à peu à leur volonté de controler la masse monétaire.

Augmentation du taux de rotation : la "monnaie franche"
Silvio Gesell propose une monnaie franche qui perd de sa valeur en fonction du temps. En fait ce n'est pas une monnaie car il n'y a pas d'intéret à la thésauriser. L'avantage de l'argent classique par rapport à la marchandise vient du fait que la marchandise perd de sa valeur avec le temps tandis que l'argent conserve la sienne. Dans le cas de la "monnaie franche" l'argent également perd de sa valeur.
Des coupons perdent 1% de leur valeur à date mensuelle fixe. On compense la perte par un timbre de 1% collé au dos du billet pour qu'il puisse circuler
Cela permet d'augmenter le taux de rotation de la monnaie d'un facteur 4 à un facteur 8
Keynes dans "la théorie générale d'emploi, intérêt et argent" (Londres 1936) écrit : "le futur apprendrait plus de l'esprit de Gesell que celui de Marx"
Une association "franchiste" se créa en Allemagne en 1919. Il y a eu 20 cas d'utilisation dont trois en France (Lignières en Berry en 1956, Marance en 1957-58...) mais aussi Schwanenkirchen (Allemagne 1930-31), Wôrgl (Autriche 1932-33) ou Porto Alegre (Bresil 1958). Dans tous ces cas, ils ont permis des grandes métamophoses alors que sévissait de graves crises économiques.
Les expériences ont été interdites par les banques ou les états...

 

Par gigi
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Dimanche 15 mars 2009

Partie 3: Influence sur l'économie de la masse monétaire en circulation

Quelle est la Relation entre Production Vendue (PV) et Production Totale (PT) ?
Il y a une séparation entre l'économie réelle (la production) et l'économie monétaire (la masse monétaire, les prix):
- La production totale est égale à la production moyenne par actif par le nombre d'actifs au travail : PT = q x Na (1-t)
  * q : production moyenne par actif au travail ; 
  * N : population ; 
  * a : pourcentage d'actifs ; 
  * t : taux de chomage (en pourcentage des actifs)
- La production vendue est égale à la Masse monétaire par sa vitesse de rotation : PV = M x v
  * M: La masse monétaire M1 regroupe la monnaie scripturale (billets, pièces, paiements à vue) mais ni les comptes sur livrets, ni les avoirs des banques ni les titres négociables émis par le trésor (elle représentait 2481 milliards de francs en 2000 en France). En Europe, on considère M3 qui inclut les dépots à vue rémunérés (les livrets d'épargne) et les dépots à terme (par exemple les Sicav). Mais elle fait donc appel à une "monnaie payante" crée ex-nihilo par les banques.
  * v: La vitesse de rotation est le nombre de circuits que réalise la monnaie en un an. Elle a été de 3,7 en France en 2000.
- Si toute la production est vendue (et que la balance extérieure est nulle), on a PV = PT ou encore M x v = q x Na (1-t)

Les monétaristes dont Milton Friedman pensent que la monnaie n'a pas d'influence durable sur la production, mais que la quantité de monnaie détermine le niveau général des prix et son taux de croissance détermine le taux d'inflation. Pour cela les monétariste cherchent à éviter une hausse excessive de la masse monétaire pour éviter l'inflation [3]. Mais une trop faible masse monétaire provoque une augmentation du taux de chomage et donc a un impact sur l'économie réelle. Cela a été constaté en 1979 lors de la mise en place d'une politique monétaire restrictive aux Etats-Unis qui a permis une désinflation avec une augmentation rapide des taux d'intérêts mais aussi du chomage.

Le taux de chomage dépend du manque de masse monétaire

- Si la masse monétaire est trop basse, le chomage augmente car toute la production ne peut être vendue : PV < PT
  * les magasins sont pleins mais les porte monnaies sont vides... pour éviter les invendus il faut baisser la production et donc mettre du monde au chomage
  * pour faire en sorte que toute la production soit vendue (PV = PT) il faut alors un taux de chomage plus élevé : t = 1 - (M x v)/(q x Na)
- Si la masse monétaire est trop grande (on a trop fait marché la "planche à billet"), on crée de l'inflation et les prix augmentent

La monnaie n'est donc pas neutre et doit suivre l'augmentation ou la diminution de la production pour permettre de l'acheter.
La monnaie ne peut être neutre que si elle existe en quantité suffisante pour permettre de réaliser les échanges.

Dimanche prochain, dernière partie: Les moyens d'action.

Par gigi
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Dimanche 8 mars 2009

Influence sur l'économie des intérêts sur la monnaie

Les banques créent du crédit :
- qui coûte des intérêts (pour ceux qui ont besoin d'argent) ou de l'épargne
- qui rapporte des intérêts (pour ceux qui en ont)
Il n'y a pas de rapport entre les deux (il n'est pas nécessaire que les sommes épargnées couvrent les crédits qui sont créés ex-nihilo par les banques)

Le système bancaire dans son ensemble crée donc ex-nihilo de la monnaie payante
Mais si le système bancaire crée l'argent des prêts, il ne crée pas l'argent des intérêts qui est prélevé de la sphère économique vers la sphère financière.

Les flux financiers dans la sphère financière

L'argent est devenu une marchandise qui se vend et s'achète (indépendamment des autres échanges commerciaux). Les flux financiers représentent 1000 milliards d'euros par jour
Les échanges commerciaux ne réprésentent que 20 milliards d'euros par jour soit seulement 2% de ce montant (50 fois moins)
Il faudrait 40 milliards de dollards par an pour éradiquer la faim (800 millions de personnes sous alimentées), permettre l'accès à l'eau potable (1,5 milliards de personnes n'y ont pas accès), loger décemment chacun et combattre les grandes épidémies. Cela représente 0,01 % des flux financiers...

Pour comprendre par l'exemple comment fonctionne une monnaie, et ce qu'elle représente vraiment, lire l'excellent article  "l'île aux naufragés" de Louis Even.

... suite dimanche prochain.

Par gigi
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Dimanche 1 mars 2009

Peut on agir sur la sphère monétaire pour agir sur la sphère réelle ?

Il y a trois approches dans les courants économiques:

  • Pour les néoclassiques, la monnaie est un voile et les phénomènes monétaires n'ont aucun effet sur les phénomènes réels (production, demande, emploi...)
  • Pour les keynésiens, les sphères monétaires et réelles sont interdépendantes. L'Etat doit intervenir sur les phénomènes monétaires pour corriger les deséquilibres réels
  • Pour les monétaristes (dont Milton Friedman) la sphère monétaire doit refléter la sphère réelle et tout desajustement est source de déséquilibre

L'action sur le système monétaire financier permet de résorber les déséquilibres réels (par l'inflation et l'endettement):
- La création monétaire et l'endettement favorisent la demande, la consommation des ménages, les dépenses de l'Etat et les investissements des entreprises (cf trente glorieuses);
- Une inflation modérée facilite la croissance économique en allégeant les charges des emprunteurs (en diminuant la valeur de la monnaie) et facilite le consensus social (en permettant des augmentations de salaire);
- Les interventions résorbent en partie les déséquilibre extérieurs par la baisse des taux de change (dévaluation compétitive) ou la baisse de l'inflation (désinflation compétitive)

...mais l'action sur le système monétaire financier ne fait souvent que les reporter et même parfois les agraver:
- L'inflation et l'endettement provoquent à terme des déséquilibres (cf crise actuelle);
- La dévaluation et la désinflation ne sont des solutions qu'à court terme et peuvent même accentuer les déséquilibre à long terme
- La forte financiarisation de l'économie incite les entreprises au placement financier plutôt qu'à l'investissement et favorise les raids financiers plutôt que les restructurations

Il semble donc que la monnaie n'a pas de valeur intrinsèque et que toute intervention ne peut être efficace qu'à court terme.

Peut-il exister d'autres possibilités d'action que l'inflation, l'endettement, la déflation ou la dévaluation ? 
Suite dimanche prochain...

Par gigi
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Dimanche 8 février 2009
Un CDS -Crédit Défault Swap-  est une assurance contre le risque de crédit d'un organisme, d'une société, et maintenant de plus en plus d'un Etat, étant donné les émissions de dettes de plus en plus importantes.
Pour que le système de CDS fonctionne, il faut que celui qui "assure" soit de qualité supérieure à l'actif assuré. Si ce n'est pas le cas, que vaut la garantie ? Rien... Et on va se retrouver avec des cascades de faillites de gens qui se croyaient assurés. Le risque de contrepartie n'est jamais nul, mais à ne pas réguler les flux, et surtout à admettre n'importe quel montant, on finit par faire des bêtises.
Ceux qui ne sont pas convaincus peuvent se remémorer la mise en faillite de Lehman Brother, un des acteurs sur ce marché. Je ne donne pas cher des CDS que cet établissement a garanti !! Un assureur doit assurer, et à ce titre, on devrait lui imposer d'être plus solide que l'acteur qu'il garantit, sous peine de catastrophe à venir..
Ainsi, que valent donc les CDS sur les dettes des états ou "souverain CDS" ? Peut-on prétendre qu'une banque soit plus solide qu'un état ? C'est ridicule, et ces "garanties" risquent de n'être encore une fois que des promesses... et si l'état ne peut plus rembourser, la garantie risque de ne pas pouvoir s'appliquer, car la banque sera probablement alors dans une situation bien pire (souvenons nous qu'actuellement les banques sont "sauvées" par de l'argent public). Pire: Il adviendrait alors une crise bien plus grave, car dans le cas de réalisation du défaut de crédit, on ne pourrait pas renflouer les banques qui ont mal évalué le risque. Le système s'écroulerait, pour avoir voulu remplacer le risque d'Etat en risque de Banque. En effet, une banque sera toujours moins solide qu'un état.

Les Etats ne sont pas tous logés à la même enseigne. Si les CDS sont néfastes en cas de réalisation du risque, comme on vient de le voir, ils n'en donnent pas moins une indication sur la qualité des états. Ainsi Bloomberg a publié récemment l'augmentation de vulnérabilité des états (voir article
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601085&sid=aY2diIddEmQ4&refer=europe ) On retrouve dans la publication:
1/ Estonie: 415 points de base;
2/ Grèce: 238
3/ Ireland : 217
4/ Italy: 165
5/ Espagne: 122
6/ Portugal: 120
Ces indications sont utiles pour connaitre le risque estimé du marché, mais aussi pour estimer si une émission de dette se fait à un prix "correct" ou pas, par rapport à ce que pense le marché. Nul doute que la cotation des CDS influance les gouvernement dans les taux proposés, afin de se faire rencontrer l'offre et la demande. Un marché spéculatif n'est-il pas en train de naitre ici, encore plus explosif, et de loin, que les "sub-primes" ?

Que faire ?
Pour l'investisseur:
Si vous avez des obligations d'Etat en portefeuille, ne les couvrez surtout pas: les CDS associés offrent moins de garantie que l'obligation elle même.
Pour les Etats:
Il faut vite mettre son nez dans les CDS, et forcer la cotation sur un marché organisé (comme les options du MONEP, avec appel de marge, ...), si on ne veut pas une explosion du système à terme.
Par gigi
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Mercredi 4 février 2009

En réponse à un commentaire de cet article montrant la volatilité historique des valeurs du CAC40, voici un petit article sur la méthode utilisée.

Tout d'abord, je ne parle ici que du calcul de la volatilité historique, qui mesure les variations passées du sous-jacent. Plus la valeur est élevée, plus la variation a été forte (sans pour autant donner de sens de variation). Il existe une autre mesure de volatilité, qu'on appelle volatilité implicite. Celle-ci, que je vous présente chaque semaine pour le CAC40 (indice VCAC), mesure la volatilité attendue du sous-jacent. Ainsi, une faible volatilité implicite anticipe de faibles variations; une forte volatilité implicite anticipe de forts mouvements. La volatilité ne s'attache pas au sens de variation mais simplement à ses amplitudes. C'est un indicateur de stress: Forte volatilité = Stress; Faible volatilité = Sérénité.

Ainsi, on en arrive à la définition: La volatilité est définie comme étant l’écart type des variations des cours du sous-jacent, ramené à une période de mesure (généralement l'année). Pour ceux qui font de l'AT, vous la "voyez" quand vous affichez les bornes de Bollinger.

L'écart type est donc défini comme étant la racine carrée de la variance. La variance mesurant l'écart à la moyenne. Pour être précis, c'est la moyenne des écarts à la moyenne au carré (d'où le fait que l'on soit au dessus ou en dessous de la moyenne n'a pas d'inportance: ce qui compte, c'est l'écart à cette moyenne justement). Ainsi, plus l'écart à la moyenne est grand, plus la variance est grande donc, et plus l'écart type est grand aussi, et donc plus la volatilité est forte.

En pratique, on écrit:

      _________________________________________
     /                         n
    /                      Somme (Cloture(j)
   /      n                   j=1              2
  /  Somme   ( Cloture(i) -  ---------------  )
 /       i=1                       n
V  -----------------------------------------
                     n

Il existe une autre façon de faire, qui ne tient pas compte des cours, mais de la variation (en log népérien) des cours par rapport à la veille. C'est la méthode proposée par le matif en réponse à la question B16 ici : http://www.matif.fr/monep/faq_141b.htm

Par gigi
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Dimanche 18 janvier 2009
Vus avez lu le livre présenté la semaine dernière.... Voici de quoi approfondir vos connaissance sur la crise dite des "Subprimes" écrit par Frédéric Lordon:

"Jusqu'à quand ? Pour en finir avec les crises financières" : tel est le titre de l'ouvrage publié chez "Raison d'agir".

Contrairement au précédent, il est plus technique, et commence par une critique appuyée des banques et de leur département BFI, leur goût pour la luxure.... et l'irresponsabilité du système.

L'auteur embraye ensuite sur la définition des ABS, CDO, et l'usage qui est fait de la titrisation. Je vous conseille vivement cette lecture. Les explications de Frédéric Lordon sont précises et pédagogiques.
Par gigi
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