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AT - Analyse Technique

Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 21:59

Etant en train de faire du rangement, je retrouve un "vieux" trimestriel de juin 2010. Pensez-vous !! 9 mois en Bourse, c'est une éternité. Je vous livre donc les prévisions qui y étaient inscrites à ce moment là sur notre indice nationnal.

 

Le CAC40 était à 3400 points. Le graphe présenté ressemblait à celui là:

Analyse_CAC-juin2010.JPG

Le scénario du spécialiste était baissier, avec un objectif à 2980 points, voire moins car il estimait l'objectif de baisse juste sous 3000 points comme <<un minimum>>. En fin d'article, comme il se doit en analyse technique, un scénario alternatif était proposé sous la formulation suivante (citation): "L'alternative à ce schéma baissier est une inscription des cours au dessus de 3770-4085 points grâce à un soutien efficace de la barrière à 3400 points. Cet événement est peu probable ..."

 

Qu'en est-il 9 mois plus tard ?

 

Le CAC approche les 4100 points et se situe juste au niveau de la barrière haute définie par l'objectif alternatif. Le CAC40 n'a également jamais franchi durablement à la baisse les 3400 points. Le scénario pourtant jugé pourtant peu probable s'est réalisé.

 

Mais qui se soucie de relire les prévisions à postériori ? Et ce sont les mêmes qui refont des formations, des présentations et des prévisions tous les ans, ou tous les 6 mois, en contentant un public avide d'information immédiate à court terme, et qui ne regardera jamais plus loin que le bout de leur nez. On se surprend même à les entendre dire lors de ces shows que "comme prévu l'an passé, le scénario... blablabla..."

 

Et si quelqu'un venait un jour avec les articles qu'ils ont pondus quelques temps auparavant pour leur mettre la réalité en face ? Rêve pieux, car ceux qui vont à ces messes sont tout content d'avoir un guide leur montrant le chemin de l'avenir, et ont largement oublié les prévisions du passé, ou pire, ne préférant voir que les nouvelles propositions.

 

La conclusion, alors que le CAC40 cotait 3400 était claire (citation): "Tout rebond de 10 à 15% peut être considéré comme une opportunité de vendre et de rester positionné uniquement sur des instruments très défensifs, voire des produits de couverture".

 

J'en conclus que l'intervenant (ou/et ses disciples) a(ont) donc liquidé(s) son portefeuille: A 4100 points, le CAC40 est en effet 20% au dessus du cours aui moment de la publication de l'analyse. Reste donc à savoir les pronostics qu'il a fait en ce début d'année ! J'invite les curieux à faire comme moi: stocker les analyses, ne pas les regarder, et les resortir du placard 6 à 9 mois après pour vérifier/infirmer les pronostics. Je vous promet que c'est très formateur !!

Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : Formation continue
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 19:12
Chose promise, chose dûe ! Voici l'analyse à 3 mois du "conseil" donné début décembre par un cabinet d'analyse financière que l'on retrouve partout... Nous avions regardé début octobre pour voir ce qu'il en était au bout d'un mois. Nous voici à l'échéance de 3 mois pour le bilan final.

Le 1 septembre 2009, le cours en cloture de ces 4 actions est respectivement de:
- 17,49€ pour France Télécom;
- 37.38€ pour Essilor;
- 67,01€ pour L'Oréal;
- 20,09€ pour Vivendi.
Pour mémoire, les objectifs (tous haussiers) de l'analyste sont respectivement de
- 21€ puis 25€ pour France Télécom;
- 47€ pour Essilor;
- 79,40€ voire 87,25€ pour l'Oréal;
- 27,55€ pour Vivendi.

Ce soir, les cours de clôture, après une très forte hausse quotidienne du marché "sauve" un peu les "prédictions" de l'analyste qui auraient été encore plus catastrophique il y a quelques jours seulement, lors de l'inquiétude qui est née du Moyen Orient jeudi dernier... mais déjà oubliée dans les cours !

On retrouve donc les valorisations suivantes au 1 décembre au soir:
- France Télécom:  17.70€. Légère hausse de 0,30€ depuis le conseil d'achat, mais bien loin du premier objectif de 21 €
- Essilor: 39.00€. En hausse depuis le conseil de 2€ à peine, bien loin des 10€ espérés
- L'Oréal: 73,65€. En hausse de 7€, asez proche du premier objectif d'une hausse de 12€ (enfin, on a parcouru seulement la moitié du chemin, mais ce n'est pas trop mal comparé au reste)
- Vivendi: 19,95€, en légère baisse.

Au final, le panel a progressé comme le CAC40 environ, sans se distinguer du marché. Un tracker sur l'indice aurait fait donc aussi bien.  Notre portefeuille action a fait un peu mieux entre ces 2 dates, alors qu'on n'a touché à aucune ligne depuis le début de l'année. C'est assez cruel pour les tenants de l'AT: on ne fait pas mieux - voire pire statistiquement - que quelqu'un qui ne fait rien (qui conserve son portefeuille)....
Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : actualités financières
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 00:00
Le 1 septembre 2009, le cours en cloture de ces 4 actions est respectivement de:
- 17,49€ pour France Télécom;
- 37.38€ pour Essilor;
- 67,01€ pour L'Oréal;
- 20,09€ pour Vivendi.
Pour mémoire, les objectifs (tous haussiers) de l'analyste sont respectivement de
- 21€ puis 25€ pour France Télécom;
- 47€ pour Essilor;
- 79,40€ voire 87,25€ pour l'Oréal;
- 27,55€ pour Vivendi.
Nous avons pris note à l'époque.

Regarderons la tendance puisque cela fait déjà un mois !
Les cours de cloture du 5 octobre (après une journée de hausse, donc en base de comparaison favorable) sont:
- 18.01€ pour France Télécom, en hausse effectivement, on est encore bien loin de l'objectif de 25€, voire même de 21€.
- 38.35€ pour Essilor, en hausse églement, mais encore loin des 47€....
- 66,13€ pour L'Oréal, en baisse donc dans le sens contraire de la prédiction pour l'instant
- 21,00€ pour Vivendi, en hausse, mais bien loin des 27,55€.

Le panier a progressé en moyenne équipondérée de 2,2%, contre 2.56% pour le CAC40. Donc non seulement les objectifs sont encore très loin de ceux annoncés, mais en plus le pamier sous-performe l'indice CAC40 dont font partie pourtant ces 4 valeurs. Voici le tableau résumant les données de comparaisons:



Cours Cours Ecart (%) Ecart (%) Objectif

Qté 1 septembre 5 octobre Au 5 octobre Au1 décembre de l'AT
France Télécom 1.43 17.49 18.01 2.97
25
Essilor 0.67 37.38 38.35 2.59
47
L'Oréal 0.37 67.01 66.13 -1.31
79.4
Vivendi 1.24 20.09 21 4.53
27.55
Moyenne Equipondérée
100 102.2 2.2

CAC40
3583.44 3675.01 2.56


La prochaine constatation sur les performances sera dans 2 mois, au 1ier décembre prochain pour voir les statistiques de succès de ses propositions de l'AT.

Je précise que je ne suis ni pour, ni contre l'AT, mais réaliste, et je souhaite ici dénoncer tous ces charlatants qui vous proposent des systèmes pour <<gagner avec l'AT>>. Gagner ? Oui ! Sur votre dos, lors de l'achat du système proposé. Car bien entendu, les chances sont de 50%: autant de chance de succès que d'échecs. Nous verrons bien d'ici 2 mois (soit 3 mois au total) si la sélection de l'analyste surperforme au pas l'indice, et si les prédictions de hausses sont un succès. A vous ensuite de vous faire une idée, et de comprendre ensuite ce qui vous est proposé.
Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : actualités financières
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 20:46
Histoire de ne pas me faire critiquer par les tenants de l'AT, je choisis 4 analyses récentes publiées par MoneyWeek sur son site accessible au public gratuitement. Voici les analyses:

1/ France Télécom: Haussier, objectif 21€ puis 25€ (publication 21 août)
Source: http://www.moneyweek.fr/conseils/01392/france-telecom-orange-tv.html

Côté actualités, France Telecom a indiqué que, désormais, les abonnés à la TV d'Orange bénéficient de nouveautés sur le bouquet sport et le bouquet jeunesse.

Ainsi, le bouquet sport est proposé à 10 euros par mois sans engagement, le bouquet sport s'étoffe avec à l'arrivée d'Orange sport, la chaîne de tous les sports. Cette dernière est également proposée hors bouquet à 6 euros par mois avec un engagement de 12 mois.

Quant au bouquet jeunesse, il sera accessible sur la TV d'Orange par ADSL et fibre optique, le bouquet jeunesse s'enrichit, incluant désormais des dessins animés en vidéo à la demande (VoD). A tout moment, les abonnés auront ainsi accès à une offre de programmes jeunesse, comprenant plus de 200 épisodes de dessins animés tels que Titeuf, Pokemon, Tom & Jerry, ou encore Sam Sam. Le bouquet jeunesse est maintenant proposé à 6 euros par mois sans engagement.

Du côté de ses points forts, France Télécom génère de très importants cash flows qui lui permettent de verser un dividende élevé. La société bénéficie encore d'une position dominante sur le marché de la téléphonie fixe.

Du côté de ses points faibles maintenant, le retour à la croissance externe de France Télécom, qui par le passé a coûté fort cher à l'opérateur historique, a fait naître des craintes chez les investisseurs.

Enfin, régulièrement épinglé par ses concurrents qui l'accusent d'abuser de sa position de monopole, le titre France Télécom réagit aux décisions de l'Arcep (ex-Autorité de Régulation des Télécommunications) et du Conseil de la concurrence.

Alors, la question est de savoir si le groupe France Télécom va rester fidèle à ses dernières particularités : à savoir, avoir été précurseur dans le retournement suite à la crise des années 2000, en touchant en effet son point bas en septembre 2002, soit six mois avant l'ensemble des marchés ; puis, en entrant dans la crise en novembre 2007, soit quatre mois après la plupart de ses confrères ?

D'un point de vue technique en tout cas, depuis son introduction en bourse en 1997, le titre a évolué en trois temps nettement distincts que l'on peut décortiquer ainsi : d'abord, une très forte hausse jusqu'en février 2000, qui a vu l'action prendre pas loin de 700% en moins de deux ans et demi !

France Telecom

Puis, ce fut la descente aux enfers, jusqu'en septembre 2002, où cette fois, les cours ont perdu près de 97% de leur valeur ! Enfin, après un net redressement, l'action a fini par se stabiliser et, depuis début 2003, elle évolue au sein d'un canal, coincée globalement entre les 15 et les 25 euros. Ce dernier niveau étant un niveau clé, correspondant à peu près d'ailleurs au cours d'introduction du titre.

Aussi, un rebond majeur devrait désormais être à portée de main puisque la valeur est en plein test de son niveau de support clé. Aussi, tant que le palier des 15,30 euros n'est pas nettement enfoncé, une reprise en direction des 21 euros est attendue dans un premier temps. Ce niveau de résistance contient en effet les assauts positifs depuis un an. Par la suite, c'est un retour vers le seuil important des 25 euros qui sera privilégié.

Alternativement cependant, l'enfoncement net des 15,30 euros conduirait tout droit au test du palier de soutien suivant situé sur les 13 euros."


2/ Essilor: Haussier, objectif  à 47€ (publication du 28 aout)
Source: http://www.moneyweek.fr/conseils/01454/essilor-international-optique-ophtamologique.html

"Certes, ce n'est pas le résultat d'hier qui aura permis au groupe de briller avec une clôture à -3,23% parmi les pires de l'indice parisien... En revanche, sur une année glissante, Essilor International affiche un glorieux +14,16%, s'adjugeant ainsi la seconde place du CAC 40, juste derrière la marque au pneu bibendum, j'ai nommé Michelin (+18,60%) !

D'un point de vue technique, la forte chute initiée à l'été 2007 a pris place sous forme d'un wedge (biseau) ouvert duquel les cours viennent de récemment sortir à la hausse. Une telle configuration plaide donc pour la poursuite d'un scénario haussier.

ESSILOR

Aussi, tant que le fort support des 34,55 euros (soit le retracement de 38,2% de Fibonacci du rebond actuel, initié en mars dernier) n'est pas nettement enfoncé, une nouvelle avancée devrait conduire la valeur vers son plus-haut historique autour des 47 euros. Scénario à confirmer toutefois en dépassant la résistance intermédiaire des 43,40 euros.

Alternativement cependant, sous les 34,55 euros, rendez-vous sur le support clé des 31,30 euros (soit le fort ratio de 61,8% du rebond). Seul le passage au-dessous de ce niveau pourrait réinstaurer la tendance baissière sur le plus long terme."

3/ L'Oréal: Haussier, objectif 79,40€, voire 87,25€ !  (publication du 31 aout)
Source: http://www.moneyweek.fr/conseils/01463/oreal-cosmetiques-body-shop.html

"Côté palmarès du CAC 40, le titre L'Oréal affiche l'une des cinq meilleures performances de vendredi dernier et s'adjuge ainsi la seconde place du podium sur le bilan de la semaine glissante, juste derrière STMicro, avec une performance de +17,50% sur les cinq derniers jours !

Côté chiffres, le résultat net part du groupe s'établit à 1 083,5 millions d'euros, et à 1 211 millions hors éléments non récurrents, en baisse de 3,6%.

Le leader mondial des cosmétiques affiche pour son premier semestre 2009 un résultat d'exploitation de 1.373,9 millions d'euros, en baisse de 8,3%, soit à 15,7% du chiffre d'affaires, qui se compare à 15,5% pour l'année 2008, et 17,3% pour le premier semestre 2008.

La rentabilité des produits professionnels baisse à 19,1% et celle des produits grand public atteint 20,7%, un niveau presque stable. Celle des produits de luxe, à 11,9%, a reculé significativement inférieure et la division cosmétique active a atteint un niveau exceptionnel, à 27,9%.

La rentabilité d'exploitation de The Body Shop est légèrement positive, le premier semestre n'étant pas représentatif de la rentabilité annuelle. La branche dermatologique a vu sa rentabilité progresser à 11,6%.
La marge brute s'élève à 6 159,3 millions d'euros et ressort à 70,2% du chiffre d'affaires, pratiquement stable en pourcentage du chiffre d'affaires par rapport à l'année 2008, et en retrait par rapport au premier semestre 2008.

Le chiffre d'affaires a atteint 8,77 milliards d'euros, en progression de +1,4%. A structure et taux de change identiques, il a baissé de -3,2% avec les baisses les plus fortes enregistrées par les produits de luxe (-13%) et professionnels (-5%). Les ventes en organique ont reculé de 8% en Europe de l'Ouest et de 5,6% en Amérique du Nord, mais se sont accrues de 4,1% dans le reste du monde.

Avec des perspectives d'amélioration graduelle du chiffre d'affaires et malgré un contexte de marché qui demeure incertain, L'Oréal déclare aborder le second semestre avec confiance et la volonté de continuer à renforcer ses positions.

D'un point de vue technique maintenant, le très impressionnant rebond initié en mars dernier devrait se poursuivre encore quelques temps. En effet, que ce soit la sortie du fort canal baissier qui avait pris place en décembre 2007, ou le retournement clair des indicateurs hebdomadaires, tout plaide pour une hausse immédiate.

L'Oréal

Aussi, sans écarter un repli initial (histoire de digérer un peu la forte hausse actuelle) et tant que le support clé des 63,30 euros n'est pas nettement enfoncé, on pourra viser d'abord l'objectif majeur situé sur les 79,40 euros (soit le fort ratio de Fibonacci de 61,8% de toute la baisse). Par la suite, la prochaine résistance se situera sur le ratio suivant des 76,4%, à 87,25 euros précisément.

Alternativement cependant, sous les 63,30 euros, rendez-vous sur le support clé des 58,50 euros (soit le fort ratio de 61,8% du rebond et le dernier overlap). Seul le passage au-dessous de ce niveau pourrait réinstaurer la tendance baissière sur le plus long terme."

 

4/ Vivendi: Haussier, objectif 27,55€ (publication du 1 septembre)

Source: http://www.moneyweek.fr/conseils/01477/sfr-vivendi-telephonie-mobile.html

" Côté palmarès, le titre Vivendi signe, avec le groupe Vinci, parmi les deux meilleures performances du CAC 40 aujourd'hui avec plus de 3% de gain à l'ouverture !

Côté actualités, c'est en tant que maison mère de sa filiale SFR que le groupe de média s'illustre. En effet, l'un des trois principaux opérateurs de téléphonie mobiles français a enregistré, au premier semestre, une augmentation de son chiffre d'affaires de 16,1% à 6,1 milliards d'euros. Ce bon résultat serait dû à une politique de très bons recrutements et ce malgré un recul de sa rentabilité !

D'un point de vue technique maintenant, l'élément remarquable du jour est le dépassement de la très forte oblique de résistance baissière en place depuis fin 2007 !

Vivendi

Il semblerait en effet que la baisse qui aura finalement duré deux ans (entre juillet 2007 et 2009) pourrait enfin être terminée. Ce sentiment est corroboré par plusieurs facteurs techniques : d'abord, la formation d'un double bottom sur le niveau des 16,30 euros en octobre 2008 puis juillet dernier. Ensuite, un retournement significatif des indicateurs hebdomadaires. Enfin, un net passage au-dessus de l'ancien niveau de support majeur situé sur le seuil des 18 euros.

Aussi, tant que ce palier clé n'est pas clairement enfoncé, un rebond d'une forte amplitude est attendu en direction de l'objectif principal situé sur les 27,55 euros. Ce scénario reste à confirmer avec le test de la résistance intermédiaire située sur les 23,20 euros et correspondant notamment à une ancienne zone d'overlap.

Alternativement cependant, le passage sous les fameux 18 euros serait de fort mauvais augure pour le titre Vivendi qui devra à nouveau se confronter au seuil précité des 16,30 euros. Si ce niveau cède, alors ce sera une nouvelle descente aux enfers pour la maison mère de SFR..."


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Le 1 septembre 2009, le cours en cloture de ces 4 actions est respectivement de:
- 17,49€ pour France Télécom;
- 37.38€ pour Essilor;
- 67,01€ pour L'Oréal;
- 20,09€ pour Vivendi.
Pour mémoire, les objectifs (tous haussiers) de l'analyste sont respectivement de
- 21€ puis 25€ pour France Télécom;
- 47€ pour Essilor;
- 79,40€ voire 87,25€ pour l'Oréal;
- 27,55€ pour Vivendi.
Nous prenons note, et regarderons la tendance d'ici 1 mois (publication prévue le 6 octobre), et 3 mois (1 décembre) pour voir les statistiques de succès.
Mon pronostic, comme je pense que ce type d'analyse est aléatoire, tourne autour de 50% (une chance sur 2 de se tromper...)

Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : actualités financières
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 21:18
Vous savez sans doûte que je ne suis pas un fana des boules de cristal, et que je porte peu de considération aux "prédictions" portant sur les courbes. Pourtant, cette fois-ci, il semble que le marché s'oriente vers la hausse, après une chute vertigineuse depuis près de 2 ans maintenant.

Pour illustrer cela, rien ne vaut un graphique, voire 2, et même 3 !

1/ Sur 10 ans d'abord, la période la plus longue:
Nous avons tracé la moyenne annuelle du CAC40, et chaque "barre" représente les variations mensuelles de l'indice. La moyenne permet de visualiser plus clairement les périodes de hausse et de baisse: Quand l'indice est en dessous de sa courbe, c'est qu'il a baissé; quand il est au dessus, c'est qu'il a monté.
Nous voyons ici qu'en cette fin du mois de juillet 2009, l'indice tente de passer au dessus de sa moyenne annuelle, un peu comme il l'avait fait en juillet 2003. Je suis incapable de vous dire si c'est ce qu'il va faire, mais la ressemblance est frapante au moins graphiquement.

2/ Sur 1 an ensuite:
Cette fois, nous avons choisi la référence quotidienne (et non mensuelle), toujours avec un bar-chart. Cette fois, nous nous appuyons sur 3 moyennes mobile: un courte, de 1 mois (20 jours), une de durée moyenne, de 2,5 mois (50 jours), et une longue de 5 mois (MM100).
Alors que les courbes indiquaient encore franchement la baisse en mars dernier -au plus bas actuel de l'année*-, nous voyons l'indice phare de la bourse de Paris remonter au dessus de sa première moyenne mobile (MM20) mi-mars, puis dépasser dans la foulée sa MM50, toujours en mars, puis début avril redresser le sens des 2 premières courbes (on a l'indice qui est au dessus de sa MM20, qui elle même passe au dessus de la MM50).
Dès mi-avril, l'indice dépasse sa MM100, suivi rapidement par la MM20 qui coupe en fin de mois, elle aussi la MM100. Pour finir de redresser les courbes, et avoir plus de "tranquillité graphique", il faut que l'on retrouve l'ordre <<normal>> des choses, à savoir:   Indice > MM(20) > MM(50) > MM(100).
On y arrive dès mi-mai dernier. Et l'indice était alors à près de 3400 points, comme actuellement.

On constate ensuite une pose de l'indice, et un affaissement, qui porte les moyennes courtes à se croiser de nouveau. Heureusement, la moyenne longue n'est pas touchée (MM100), et depuis mi-mai, on peu dire globalement que les cohses sont rentré dans l'ordre. Ce n'est pas un pur hasard ! Cela correspond aux publications de résultats de 2008, mauvais comme attendus, mais pas si mauvais que ça, laissant largement penser que les cours sont sous-cotés. La crainte est pourtant encore bien là, l'année 2008 aiyant laissé de large séquelles dans les esprits.

Si l'indice poursuit sa hausse, alors l'inquiétude de court terme sera dissipée, et on retrouvera la formule qui permet à l'indice de monter tranquillement: Indice > MM(20) > MM(50) > MM(100).

3/ Sur la volatilité enfin

Comme vous le constatez chaque semaine, je vous indique la volatilité implicite de l'indice. Celle ci est un bon indicateur de la peur des investisseurs. Que constate-t-on ? Et bien qu'après la folie du dernier trimestre 2008, où la volatilité a atteint près de 80% (du jamais vu jusqu'à présent: un délire total dû à une perte des repères quasi généralisée), celle ci s'est petit à petit "assagie". Alors que jusque mars, on voit bien la tension (40% de volatilité, c'est tout de même 2 fois la valeur normale), le marché est presque revenu à la normale, avec une volatilité qui est désormais à 25%. Il aura fallu moins d'un mois pour passer de 25% à 40% de volatilité, mais près de 5 mois pour faire le chemin inverse ! Cela confirme bien le comportement humain dans son ensemble: on perd vite la confiance (1mois), et quand elle est perdue, on met beaucoup de temps à la reprendre (6mois).
Très probablement, à la prochaine alerte**, si elle arrive, la confiance sera aussitot reperdue, car on voit bien que le marché n'est pas serein malgré les chiffres. La petite alerte du début de mois de juillet, avec l'indice qui repasse sous sa MM100 a fait rebondir la volatilité de près de 10 points, ce qui est énorme. Les propos rassurants ont fait baisser la volatilité, et dans le même temps, refranchir en très peu de temps les 3 moyennes à l'indice (MM100, puis MM20, enfin MM50 en une semaine !)

La conclusion à cet article est qu'il est probable que le point bas soit passé en mars dernier en s'appuyant sur les 3 graphes précédents: 1- similitude avec ce qui s'est passé il y a 6ans; 2- moyennes presque dans le bon ordre; 3- volatilité assagie. Néanmoins, le marché reste prudent, et pourrait se retourner brutalement comme il a failli le faire ce mois-ci, si de trop mauvaises nouvelles ré-apparaissaient à l'automne lors des prochaines publications trimestrielles et des déclarations des PDG sur les perspectives qu'ils attendent de 2010.

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Notes:
* "au plus bas actuel de l'année" : Cela ne signifie pas que le plus bas de 2009 a été atteint. Tant qu'on est pas au 31 décembre, on en sait rien ! A ce jour, soit le 28 juillet, le plus bas de 2009 est bien en mars. Rien ne garanti qu'il en sera de même au 31 décembre.
** "à la prochaine alerte". Ici encore, on ne sait pas s'il y en aura une ou pas cette année. Le déclenchement peut être d'ailleurs dû à une étincelle non attendue (un conflit par exemple), ou une prise de conscience des conséquences de nos agissements actuels (déversement de monnaie, impliquant à terme la reprise d'une forte inflation).


Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : actualités financières
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 23:58

Vous avez pu lire une étude sur le groupe Accor le soir de la publication des résultats.  Reprennons cette étude deux mois plus tard pour laisser le temps faire son oeuvre. Nous pouvons ainsi juger de la prédiction qui était à l'époque la suivante:
"Sur la base d'un cours de 28€:
- Orientation à la baisse, avec objectif de 24€ puis 19€
- Invalidation si hausse au delà de 36€, objectif 47€ !!"
Encore une fois, cet auteur, systématiquement à la baisse (c'est dans l'air du temps !), visait un objectif de baisse de 4€ (au mieux 9€)... et invalide s'il y a une hausse de 8€ (puis 19€). Bref, le risque à la baisse est inférieur au risque à la hausse encore une fois ! Comment dans ces conditions miser dans le sens qui rapporte le moins, et expose le plus ?

Résultat des courses: Au 28 avril, la valeur cote xx€

Article originel:


Accor : une chute 5 étoiles !

Par Marc Dagher

Dans un marché pourtant soutenu par l'effet Obama, le groupe Accor s'offre un beau -6,24% en clôture hier, lanterne rouge du CAC 40.

Evidemment pas épargné par la crise, l'un des leaders du secteur hôtelier souffre du fait qu'il soit dans une industrie à coûts fixes élevés : toute réduction de l'activité se traduisant donc par une forte baisse des résultats.

Par ailleurs, plusieurs chantiers sont encore en cours : une homogénéisation du parc de la chaîne haut de gamme Sofitel, tout particulièrement en France, est nécessaire ; dans le milieu de gamme et économique, Accor doit relancer les marques Formule 1, Ibis et Novotel.

Maintenant, on ne vous la fait plus, et vous aurez bien sûr deviné que la forte chute d'hier est due à une publication de résultats décevants.

En effet, Accor a réalisé un résultat net part du groupe 2008 de 575 millions d'euros, en baisse de 34,9%. Le groupe d'hôtellerie et de services a précisé que le résultat net intégrait moins de plus values liées aux cessions d'actifs qu'en 2007 : 150 millions d'euros en 2008 contre 481 millions l'année précédente. Le résultat avant impôt a atteint 875 millions d'euros, en recul de 3,5%. Il est en progression de 1 3% en données comparables et hors impact du coût du retour aux actionnaires.

Le groupe tablait sur un résultat avant impôt compris entre 870 et 890 millions d'euros.

La marge opérationnelle a progressé de 1 point à 29,6%.

Le chiffre d'affaires consolidé s'est établi à 7,739 milliards d'euros, en progression de 2,8% à périmètre et taux de change constants et en recul de 4,7% en données publiées.

Accor a mis en avant sa situation financière solide avec un endettement net de 1,072 milliard d'euros au 31 décembre 2008 et aucun refinancement majeur prévu avant 2012.

Le groupe a annoncé "un plan de bataille pour répondre à une conjoncture difficile". Celui-ci prévoit un programme de réduction des coûts de support de 100 millions d'euros sur 2009/2010 dont 75 millions sur 2009. "Cette réduction porte pour l'essentiel sur les investissements de marketing, les achats, l'annulation ou le décalage de projets non prioritaires", a précisé la société.

Par ailleurs, l'enveloppe annuelle de 500 millions d'euros d'investissements de développement hôtelier prévue pour 2009 et 2010 sera ramenée à 400 millions d'euros au-delà. Ces 100 millions d'euros de réduction portent sur les segments haut de gamme (55 millions) et milieu de gamme (65 millions d'euros) ; en revanche une hausse de 20 millions d'euros est prévue dans les investissements de l'hôtellerie économique en Europe.


Accor

D'un point de vue technique maintenant, après un fort mouvement haussier ayant pris place en cinq temps classiques entre mars 2003 et juillet 2007, le titre s'est violemment retourné pour retrouver un niveau très important autour des 24   euros et sur lequel il a d'ailleurs rebondi. En effet, ce niveau correspond à la fois au seuil de soutien de 2001 et 2003 et à la fois à l' overlap (ancienne résistance devenue support) de 1991 /1992. Un nouveau test de ce palier est donc attendu initialement. Par la suite, et tant que la résistance clé des 36 euros n'est pas nettement dépassée, une nouvelle vague de baisse est à envisager en direction du prochain objectif situé sur les 19 euros .

Alternativement en revanche, au-dessus des 36 euros, viser d'abord les 47   euros .

Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : Bourse Paris
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 19:17

Nous y voilà ! (lien article du début)
La prévision était:
1/ Pour Natixis, un plus bas, et une poursuite sous la moyenne mobile à 20 jours
2/ Pour le CAC40, une violente rechute sous 2960. Ce seuil servirait de résistance.
Il est toujours interressant de comparer le sentiment lors de la prévision, et la réalité des choses.
* Ceux qui sont convaincus par l'AT vous diront dans le cas du succès de la prévision: "vous voyez, ça marche", et en cas d'échec: "ça marche, c'est le scénario alternatif qui s'est réalisé". Bref, quelle que soit l'orientation, ils diront qu'ils avaient raison.
* Ceux qui dénigrent l'AT auront la réaction inverse. En cas de prévision exacte ils diront: "C'est un coup de chance", et en cas de prévision erronée diront: "l'AT, ça vaut rien: vous voyez, ils se sont planté, c'est bien la preuve...".
Bref, aucun des deux clans n'est objectif, car il est guidé par son préconçu sur la chose.


(citation de l'article du 12 février dernier)

NATIXIS loupe sa sortie

Le titre était parvenu a rebondir depuis le 21 janvier dernier. Il avait cassé à la hausse sa mm 20, mais avant-hier les vendeurs sont repassés à l' attaque sur la valeur la faisant repasser sous cette même mm 20. Le signal est donc négatif sur le titre qui loupe donc sa sortie. Il s' agit du 4 trième rebond et chaque fois le dernier plus " haut " est moins haut que le précédent, et le plus " bas " plus bas que le précédent. La tendance de fond demeure donc baissière.


CAC : De nouveau sur le 2960
Comme déjà évoqué à de multiples reprises ici, le 2960 fait office soit de support, soit de résistance selon le niveau de l' indice parisien. A la descente, il fait donc de nouveau office de support. Un petit rebond vient donc de s' opérer à ce niveau, mais il est finalement peu probable qu' il subsiste bien longtemps. La pression est en effet vendeuse et quand on regarde du côté du NIKKEI, qui même s' il n' est pas à propement dit un marché directeur, reste quand même un indicateur de ce qui peut se passer par la suite comme cela pû déjà être vérifié plusieurs fois par le passé. Vous aurez donc compris que la situation actuelle ne prête pas franchement à la rigolade et que cela peut faire assez mal.
 

(fin de citation de l'article du 12 février dernier)




Quel a été le résultat ? Le CAC termine ce soir à 2554 points, et Natixis à 0,90€. Les 2 graphes avec les nouvelles valorisations donnent donc ceci:


Sont retracés les droites de l'étude, pour vous permettre de les "prolonger" (c'est le but de l'AT tout de même, pour beaucoup d'intervenants...)

Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : actualités financières
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 19:17

L'étude ci-dessous est parue le 12 février dernier. Il est toujours interressant de regarder quelques temps après la publication de l'article l'orientation de la courbe. Donnons nos donc rendez-vous le 3 mars prochain pour un bilan. Ce mois de délai correspond entre 1/2 et 1/3 de la durée d'analyse présenté: C'est un délai suffisant pour constater le résultat.

Selon ma lecture, l'auteur de l'article prévoit en clair:
1/ Pour Natixis, un plus bas, et une poursuite sous la moyenne mobile à 20 jours
2/ Pour le CAC40, une violente rechute sous 2960. Ce seuil servirait de résistance.
Rendez-vous le 3 mars pour un point sur ces 2 estimations.

(citation de l'article du 12 février dernier)


NATIXIS loupe sa sortie


Le titre était parvenu a rebondir depuis le 21 janvier dernier. Il avait cassé à la hausse sa mm 20, mais avant-hier les vendeurs sont repassés à l' attaque sur la valeur la faisant repasser sous cette même mm 20. Le signal est donc négatif sur le titre qui loupe donc sa sortie. Il s' agit du 4 trième rebond et chaque fois le dernier plus " haut " est moins haut que le précédent, et le plus " bas " plus bas que le précédent. La tendance de fond demeure donc baissière.

 

CAC : De nouveau sur le 2960
Comme déjà évoqué à de multiples reprises ici, le 2960 fait office soit de support, soit de résistance selon le niveau de l' indice parisien. A la descente, il fait donc de nouveau office de support. Un petit rebond vient donc de s' opérer à ce niveau, mais il est finalement peu probable qu' il subsiste bien longtemps. La pression est en effet vendeuse et quand on regarde du côté du NIKKEI, qui même s' il n' est pas à propement dit un marché directeur, reste quand même un indicateur de ce qui peut se passer par la suite comme cela pû déjà être vérifié plusieurs fois par le passé. Vous aurez donc compris que la situation actuelle ne prête pas franchement à la rigolade et que cela peut faire assez mal.

(fin de citation de l'article du 12 février dernier)

Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : actualités financières
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 22:17
Voici l'article accrocheur publié par un analyste technique. Notez le contexte d'écriture de l'article: BNP a déjà fortement chuté depuis le début 2009, pour avoir connu des extrêmes annuels de 35€83 - 20€66, l'article ayant été écrit au lendemain du plus bas annuel:
"BNP Paribas : entre 25 et 35% à perdre début 2009 ! Par Marc Dagher, 27 janvier 2009
Les derniers seuils de soutien tous enfoncés
Les journées des 17 et 18 décembre auront sonné le glas de la résistance relative de la première banque française face à la crise générale.

En effet, d'un point de vue graphique, les cours sont d'abord venus mettre un terme au rebond initié le 20 novembre (passage sous les 37 euros), avant d'enfoncer dès le lendemain le dernier véritable seuil de support, situé sur les 32,50 euros et correspondant au double bottom (ou "double creux") de janvier et mars 2003.

La configuration immédiate est ainsi devenue baissière, comme le confirment les indicateurs mensuels, mal orientés.

Evolution du cours de l'action BNP Paribas

Que va-t-il se passer maintenant ?
Sans écarter un rebond technique intermédiaire, qui pourrait ramener les cours autour du seuil des 38 euros, et tant que la résistance clé, située sur les 43,35 euros, n'est pas nettement dépassée, la tendance reste à la baisse.

Les prochains objectifs sont alors situés sur les deux derniers paliers de soutien techniques, à savoir les overlaps d'août 1993 et de mai 1990. Ceux-ci se situent respectivement sur les 22 euros, puis 18,50 euros, soit entre 25 et 35 % plus bas que les cours actuels.

A contrario, seul le passage au-dessus de 57,40 euros remettrait en cause l'hypothèse désormais baissière.

Première parution le 08/01/2009 dans le numéro 15 de MoneyWeek

Marc Dagher est le rédacteur en chef de @Turbos Trader."

Nous verrons bien... mais je suis complètement de l'avis contraire. BNP a été massacré sans raison: une frayeur de recapitalisation ou nationnalisation sans doûte, alors que la banque a annoncé 3 milliards de bénéfices (plus de 3€/action) pour 2008 malgré des pertes de trading de 1.4 milliards au dernier trimestre... A moins que ce soit les moutons de panurge qui tous sautent du bateau sans se poser de question, juste en regardant la courbe, comme notre intervenant AT ci-dessus l'a fait. A postériori, il s'en mordra sans doute les doigts.

Quelques commentaires utiles pour faire de l'AT, accompagné des citations de l'article:
1/ Il faut être accrocheur pour vendre.
Rien de tel que d'annoncer une chute spectaculaire après qu'elle se soit produite: Ainsi, une baisse de 25% à 35% sur 22€, cela ramène à 16€50 à 14€30, et non 22€ et 18,50€ comme indiqué par erreur dans l'article. Faire peur aux gens est une bonne recette pour vendre. Sacré journaleux !!
2/ Ecrire du baratin. Que signifie en effet: "d'un point de vue graphique, les cours sont d'abord venus mettre un terme au rebond initié le 20 novembre (passage sous les 37 euros)", alors que l'action n'a fait que chuter depuis 2007, comme on le voit très bien sur la courbe publiée dans l'article ? Où a-t-il donc vu un rebond en novembre ?? L'auteur ne semble pas savoir que le contour de la société a bien évolué depuis les années 90, et ne fait pas du tout les mêmes bénéfices ! Rachat de BNL ? Connais pas... Dévelopement des produits dérivés ? Kesako...
3/ Etre flou sur l'avenir. Indiquer à fois la hausse et la baisse, c'est ce qu'il y a de mieux ! Au moins, on a raison dans tous les cas !! On peut ainsi lire dans l'article que le cours peut monter à 38€... mais aussi baisser (avec une erreur de calcul en plus, relevée au point 1/): "Sans écarter un rebond technique intermédiaire, qui pourrait ramener les cours autour du seuil des 38 euros...la tendance reste à la baisse"
4/ Annoncer une évidence pour finir de convaincre. Si on se plante totalement, autant prévenir... Ainsi, l'auteur prévoit une baisse (c'est son gros titre). Mais il reverait son avis si le cours fait plus que doubler !! Ah bon ? Si le titre fait +100%, le scénario de baisse est remis en cause ?? Je savais pas moi, crétain que je suis !!! : "A contrario, seul le passage au-dessus de 57,40 euros remettrait en cause l'hypothèse désormais baissière. ". 57€40 sur 22€, ça fait +160%.... C'est clair que si l'action monte de +160%, il est moins probable qu'elle baisse <<comme prédit>>... Merci l'artiste !

Note: Ce soir, l'action a terminé au delà de 30€ ! Une remontée tout aussi farfelue que la chute. Rien ne justifie une envolée pareille... tout comme rien n'avait justifié la baisse. Le marché est détenu par des fous en ce moment, et ça se voit sur les variations totalement déliantes, et hors de proportion avec la réalité économique ! Cela dit, comme la "vrai valeur" de BNP est probablement autour de 90€, il est clair que les vendeurs doivent "baliser", ce qui explique ce mouvement de panique à la hausse.

Au fait ? Toujours convaincu par l'AT ? Moi, je n'y crois pas, vous avez compris, je pense !

Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique - Communauté : actualités financières
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 00:00

Voici le graphe du CAC40 depuis 20 ans, soit presque sa création, à 1000 points fin 1987:

On y retrouve une première période de hausse, qui fait grimper le CAC40 de 1000 points à un "couloir" entre 1500 points et 2400 points qui durera presque 10 ans, jusque 1997. Puis, sous l'impultion des "nouvelles technologies", on a vu une flambée irrationnelle  des cours, qui a fait grimper l'indice jusque près de 700 points en 2000. On savait qu'il y avait une bulle dès fin-98 (et pourtant le CAC40 était aux alentours de 4500 points à l'époque), car les PER se tendaient dangeureusement. Mais on croyait à l'époque que les arbres montaient jusqu'au ciel, et que des croissances à 2 ou 3 chiffres durant des années étaient devenues possibles. "A bas l'ancienne économie ! Vive Internet!" criait-on partout... La chute qui s'en suivi fut sévère, avec un creux en 2003 à 2400 points, où le CAC40 était largement sous-évalué... Il ne resta d'ailleurs sous 2900 pints à l'époque qu'un mois, guère plus. Les intervenants trouvant que finalement seul la technologie avait été survalorisée... On repartit alors à la hausse, reprenant confiance doucement, jusque 2007, où le CAC40 a culminé à 6000 points. On se demandait alors, parmis les analystes techniques, combien de temps il faudrait pour que le CAC40 franchisse les 10.000 points. Qui s'en souvient encore... ? Les plus pessimistes des analystes pariaient à l'époque au pire pour 2015, et la majorité misait pour 2010. Tout devait "aider" les actions: les obligations étaient trop cher, l'immobilier aussi, bref, il n'y avait pas de choix: seules les actions offriraient du rendement, et justement, elles n'étaient pas cher...

Mais voilà, c'était sans compter sur la crise dite de façon malpropre des "subprimes", importée des USA, qui fit s'écrouler cette belle mécanique et les prévisions qui prévalaient. Depuis lors, le CAC40, qui fondamentalement n'était pas sur-évalué (en comparant aux bénéfices des entreprises, il n'avait guère grimpé depuis 2003, les entreprises ayant entre temps largement favorisé les retours sur investissement et la rentabilité à court terme des fonds propres), se met à chuter, comme tous les actifs dans le monde. Tout fût ballayé, avec une force d'une violence incroyable, pour mettre les indices au tapis. Une division par 2 alors que les actifs n'étaient pas cher, il y a de quoi se poser des questions...


Toute la cause n'est pas les "sub-primes", comme on peut le lire partout, mais la confiance. Quand les entreprises mentent sur leur activité (cas typique: Madoff), embellissent leur perspectives, n'effectuent pas leur métier (contrôle interne déficiant, honnêteté à revoir...), on s'étonne que l'on se méfie des titres cotés... Et malheureusement, on rejète tout en bloc, et pas seulement les secteurs, ou les acteurs fautifs. C'est la grande erreur du moment à mon avis que les moutonniers que sont les gérants influants font en "bradant" tous les actifs, sans distinction, pour trouver du cash à tout prix. Ne nous écartons pas aussi de notre responsabilité personnelle:
- En tant qu'actionnaire, nous sommes aussi fautifs: pourquoi laisser aux directions le soin de s'octroyer des stocks-options  en masse, des salaires qui n'ont rien à voir avec la "vraie valeur" (tout comme les sportifs de haut niveau, qui ne méritent pas non plus de toucher 100 fois, voir 1000 fois le salaire de base !) ? Faisons entendre notre voix aux assemblées. Cela ne servira à rien si les médias ne relayent pas (ce qui est fort possible vu leurs dépendances...), mais sans essayer, on n'arrive à rien.
- En tant que salarié, nous sommes fautifs: pourquoi travailler pour des entreprises dont le seul but est de faire le plus d'argent, non pas pour le redistribuer équitablement entre salariés, clients, et actionnaires, mais pour le détourner au profit des directions dont les augmentations dépassent largement la moyenne alors qu'ils sont déjà sur-payés ? Autrefois, l'objectif d'une entreprise était bien entendu de faire des bénéfices, ce qui est normal. Mais la redistribution n'était pas aussi inégalitaire. Du temps où le PCF existait encore (d'accord, c'était il y a 30 ans !!), l'écart était de 1 à 10 dans l'échelle des salaires, les sportifs ne touchaient pas des montagnes d'or et étaient accessible. Les salariés étaient récompensés par leurs efforts (la part de redistribution dans les salaire était alors supérieure à la redistribution aux actionnaires). Actuellement, l'écart est de 1 à 100, voire 1000, les sportifs touchent des sommes démentielles, et sont rendus innaccessibles (sauf pour les médias qui font les interview...).

"Comment est-ce possible ?" titrais-je... Et bien tout simplement à cause de la perte totale de confiance au système. L'étape ultime de cet abandon de confiance serait la perte de confiance dans la monnaie... Le chaos ne serait alors pas loin. Espérons donc que l'arrivée d'Obama change au moins symboliquement les choses, et que l'on voit un minimum de retour de l'honnêteté, source de confiance, ce qui ferait repartir les actions, et l'économie ensuite (avec un décallage de 6 à 9 mois). Rien n'est gagné d'avance, mais gardons l'espoir... contrairement à la majorité des "ATistes" moutoniers qui prédisent actuellement un CAC40 à 1000 points, voire 500 points (avec des paliers, comme toujours), ce qui, par extention de la courbe serait "possible" et arriverait avant la fin de l'année.

Par gigi - Publié dans : AT - Analyse Technique
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